Le moudjahid et ancien diplomate Noureddine Djoudi a dressé un tableau élogieux de la diplomatie algérienne sous la houlette du président Abdelmadjid Tebboune. Lors d’une rencontre tenue à Alger en mai dernier, M. Djoudi a affirmé que la diplomatie algérienne avait retrouvé « sa performance et sa place historique », renouant avec ses principes fondamentaux de défense des causes justes.

En effet, lors de la 5e édition du Forum de l’agence Algérie presse service (APS), axée sur « La place centrale de l’Algérie en Afrique », M. Djoudi, président de l’Association internationale des amis de la Révolution algérienne, a indiqué que la diplomatie algérienne, sous la direction du président Tebboune, a regagné en efficacité et a réaffirmé son rôle historique, en restant fidèle à ses principes immuables de défense des causes justes.
Il a mis en avant les efforts du président pour renforcer l’engagement de l’Algérie envers l’Afrique, en activant la diplomatie pour rétablir sa position naturelle en tant qu’acteur incontournable et stratégique sur le continent. Ce renforcement de l’appartenance africaine de l’Algérie s’est concrétisé à travers plusieurs initiatives, notamment le soutien aux projets de développement dans les pays africains frères grâce à l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, ainsi que la réalisation de projets d’infrastructure intégrés au niveau régional et continental.
Par ailleurs, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, l’action de l’Algérie illustre le « retour en force » de sa diplomatie sur la scène internationale, soutenue par la conviction que « la défense des causes justes est un principe noble auquel l’Algérie restera toujours fidèle », comme l’a souligné M. Djoudi. Il a noté le dynamisme sans précédent que l’Algérie apporte au Conseil de sécurité.
Dans le même contexte, l’orateur a précisé que « la voix de l’Algérie au Conseil de sécurité reflète la voix de toute l’Afrique et de tous les pays arabes », tout en insistant sur le fait que l’Algérie « promeut les valeurs humanistes, le droit à la vie et les principes de justice et de paix » en menant un travail incessant pour garantir le droit à la liberté pour tous les peuples africains, en particulier le peuple sahraoui.
La diplomatie algérienne, une arme pour défendre le pays et le droit des peuples à la liberté
M. Djoudi a également évoqué, dans son intervention, un aspect de l’histoire de la diplomatie algérienne, qui demeure « fidèle à ses principes fondés sur le soutien aux causes justes et le droit des peuples à l’autodétermination ». La diplomatie algérienne a toujours été « une arme pour défendre l’identité et les principes du pays et le droit des peuples à la liberté à la dignité », a-t-il rappelé.
Relevant que la diplomatie actuelle était « étroitement liée à la diplomatie de la Révolution qui a porté la voix de l’Algérie dans les fora internationaux et mis en avant son identité et l’authenticité de son peuple », M. Djoudi a rappelé qu’outre « les armes et la mobilisation du peuple partout dans le pays, la Révolution de libération nationale a placé l’action diplomatique au cœur de ses priorités ».
Dans ce sillage, l’ancien diplomate a évoqué l’importance de la « solidarité internationale » envers l’Algérie à une époque où la propagande française tentait de convaincre l’opinion publique mondiale que l’Algérie était « une partie intégrante de la France ». Pour contrer cette propagande, la diplomatie de la Révolution a mené des actions dans plusieurs capitales mondiales pour démontrer que l’Armée de libération nationale (ALN) était « constituée de moudjahidine et de révolutionnaires, et non de bandits comme le prétendait le colonisateur ».
En abordant la période post-indépendance, M. Djoudi a mis en avant l’attachement du défunt président Houari Boumediene aux « dimensions arabe et africaine de l’Algérie », saluant son soutien aux peuples luttant contre le colonialisme et l’apartheid. Il a rappelé que Nelson Mandela s’inspirait des valeurs de la lutte algérienne dans sa lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.
Il a ajouté que la diplomatie algérienne a toujours été une source d’inspiration pour les mouvements de libération en Afrique et dans le monde, et qu’elle défend aujourd’hui le droit des peuples à l’autodétermination, en particulier celui du peuple sahraoui. Il a également exprimé sa fierté pour le rôle actuel de la diplomatie algérienne au Conseil de sécurité en faveur du peuple palestinien.
M. Djoudi a également souligné le rôle crucial des médias nationaux dans la défense des intérêts et des positions de l’Algérie, en particulier face à « la désinformation sans précédent à l’échelle mondiale », saluant le rôle central de l’APS dans cette bataille médiatique.
Le directeur général de l’APS, Samir Gaïd, a affirmé que ce Forum visait à préserver la mémoire nationale à travers des témoignages et des discussions sur l’histoire riche de l’Algérie, afin de mieux comprendre son présent et son avenir, en accord avec les démarches du président Tebboune, qui accorde une grande importance à la mémoire nationale.
À la fin de ce 5e Forum, une distinction a été remise à M. Djoudi en présence du secrétaire général du ministère de la Communication Mokhtar Khaldi, du militant des droits de l’Homme Mahrez Lamari, et des membres du bureau national de l’Association internationale des amis de la Révolution algérienne.
Kheireddine B.
