Mouloud Salhi, président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Akbou, incarne l’essence de l’engagement communautaire et de la détermination à servir son peuple. Sa vision transcende les frontières de la politique pour embrasser les aspirations de sa communauté. En tant que leader, il incite à l’action, à l’innovation et à la collaboration, plaçant le bien-être de ses concitoyens au cœur de ses priorités.
Sous sa direction éclairée, Akbou continue de fleurir et devenir un vrai pole économique pour la région de Kabylie et pour l’Algérie.
M.Salhi a accepté de répondre aux questions d’Alger16. Il a évoqué les défis uniques auxquels la commune est confrontée, les solutions innovantes qu’elle propose et le rôle crucial de l’APC dans la promotion du développement économique local.

Entretien réalisé par G. Salah Eddine
Quelle est l’importance de la contribution économique de l’APC d’Akbou pour la wilaya de Béjaïa ?
Il faut savoir que la zone d’activité commerciale et industrielle de la commune d’Akbou est l’une des plus prospères d’Algérie. La commune est le pilier de l’industrie agroalimentaire algérienne, une industrie qui réalise 16 milliards de dollars annuellement. C’est également la troisieme en matière de production de zinc. Vous pouvez le constater, nous avons des pionniers du secteur agroalimentaire dans notre zone à l’image de Danone, Soumam, Ifri… Ce sont des structures importantes qui apportent des plus-values à l’économie locale et nationale. Il ya même des fleurons industriels qui ont des impacts au niveau international.
Donc cela génère énormément d’emplois ?
Il est certains que l’on crée énormément d’emplois. Nous avons un taux de chômage relativement bas comparé à d’autres communes de la wilaya ou à d’autres régions du pays. Et, bien sûr, en termes de fiscalité, la commune et ses citoyens en bénéficient.
Une telle zone est donc confrontée à plusieurs défis…
C’est une zone qui a été mise en place en 1998/99. Depuis, nous faisont le maximum pour mettre les meilleures conditions à disposition des industriels. Cependant, on a des défis à relever, comme l’avez souligné. Je peux citer la gestion de cette zone d’activité commerciale et industrielle, où 54 industriels opèrent. Donc la demande de perfection est constante. Notre zone d’activité n’est toujours pas, en 2024, raccordée au réseau de distribution de gaz. C’est une vraie contrainte mais on essaye d’accompagner les opérateurs et de mettre la main sur certains problèmes.
Rencontrez-vous d’autres problèmes non relatifs à la zone industrielle ?
Sur tout ce qui est urbanistique, nous rencontrons beaucoup de problèmes. Nous avons un PDAU obsolète, l’APC dispose d’une autre zone en extension qui est en difficulté. Nous avons également un problème environnemental majeur. J me permets de dire qu’au niveau national, nous une réglementation pas très regardante sur les nuisances environnementales. Ainsi, de grandes entreprises ne disposent pas de station d’épuration. Et, en outre, la population souffre d’un manque d’eau énorme.
Justement l’initiative de Danone, qui a récemment inauguré une station d’épuration, est-elle bénéfique pour la commune ?
C’est un acquis pour la préservation de l’environnement et pour la préservation de la zone humide. Chaque goutte, chaque pollution qui diminue est un espoir pour nous, pour que l’oued Soummam retrouve sa propreté. La qualité de l’eau est importante, c’est la première ressource pour toutes ces industries qui consomment des quantités importantes. La préservation de l’eau est une préoccupation de taille.
Cette initiative suffit-elle ?
Bien sûr que non, elle contribue à réduire le problème mais ne le résoud pas complètement. Le problème de l’eau nous touche énormément. Sur son versant sud, Akbou longe une nappe salée, qui présente une menace pour l’agriculture et l’industrie. Il faut créer des structures d’épuration qui nous permettront de réutiliser l’eau ne serait-ce que pour l’agriculture qui consomme aujourd’hui 70% de la quantité d’eau générée – 7 milliards de mètres cubes chaque année – ce qui est énorme. Ce genre de station va nous permettre d’alléger notre facture d’eau, mais nous avons besoin d’autres.
Quels sont les infrastructures que vous êtes en train de réaliser au niveau de la municipalité d’Akbou ?
Au niveau de Bouizane, l’APC de’Akbou prévoit de réaliser des marchés aux bestiaux, aux véhicules et des marchés alimentaires.
Nous sommes en train de réaliser un espace commercial destiné aux petits opérateurs, car ce sont des lots de 300 à 400 m2. Akbou est une ville très convoité sur le plan commercial. On essaye également d’accompagner les jeunes dans l’entrepreneuriat pour qu’ils initient une activité réussie.
Parlez-nous de l’apport touristique et non industriel de la ville…
Les communes avoisinantes et les reliefs sont très beaux. Quelques projets touristiques en cours de réalisation vont donner un plus pour la commune. Sur le plan foncier on est saturés on a besoin des espaces qui entoure la ville pour disposer des atouts nécessaires pour prospérer et pour mettr en place des projets structurants en matière de tourisme et d’agriculture, car nous avons une agriculture florissante.
Comment collaborez- vous avec es entreprises locales et internationales pour développer
la commune ?
Danone est une structure installé sur le territoire de l’APC d’Akbou depuis 2011. Nous avons une tradition de travail avec eux et je crois qu’ils sont heureux de notre collaboration et sont conscient des défis qu’on peut rencontrer. En tant que premier magistrat j’essaye de les accompagner sur tous les plans sachant que Danone est un label au niveau de la zone d’activité. Cela permet aussi de partager ces expériences et ces savoir-faire afin de permettre au jeunes cadres algériens d’accéder à une plateforme sur la gestion, la communication et la commercialisation.
Une promesse aux citoyens d’Akbou ?
Je pense qu’Akbou commence à prospérer et à se faire sa vraie place au niveau régional et national. Je rassure nos concitoyens : Akbou est en bonne santé, l’APC est en train d’évoluer d’une façon sure et saine. Je leur demande juste d’être patients, on veut en faire une très grande ville, mais cela ne se fait pas en un jour.
Je fais appel à toutes les forces vives et à la société civile pour venir apporter, chacun de son côté, sa pierre à l’édifice.
Je tiens également à mettre l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises. Nous allons organiser bientôt un séminaire qui va éclairer la population sur ce concept. Aujourd’hui les entreprises participent pleinement au développement local et c’est très important. Akbou est sur le bon chemin.
Votre aspiration pour la commune ?
On a envie qu’Akbou change de statut, et ce n’est pas un rêve, c’est possible plus vite que vous le pensez. Aujourd’hui on a tous les ingrédients pour qu’elle change de statut, pour qu’elle puisse être prise en charge de matière optimale dans tous les domaines. Je suis sûr que le nom Akbou résonnera plus fort.
