Des milliers de Palestiniens ont été poussés par l’occupation sioniste aux déplacements forcés et à quitter la ville de Khan Younes, dans le sud de la bande de Ghaza, pour occuper des abris temporaires dans des décombres et sur la plage, a indiqué l’ONU, vendredi.
« Une fois de plus, les déplacements forcés obligent les habitants de Ghaza à rechercher la sécurité », ont écrit les Nations Unies dans un message sur « X », repris par l’agence palestinienne de presse, Wafa, ajoutant que « des milliers de Palestiniens ont quitté Khan Younes et ont installé des abris temporaires parmi les décombres et sur la plage ».
« Plus d’un million de personnes sont une fois encore à nouveau déplacées, en quête d’un abri et de sécurité, (ce qui porte) à 1,9 million le nombre de personnes déplacées à travers Ghaza », avait déclaré début juillet, la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le territoire, Sigrid Kaag, se disant « vivement préoccupée » par les nouveaux ordres d’évacuation émis à Ghaza par les forces sionistes.
De son côté, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a estimé mardi que 250.000 Palestiniens seront contraints de quitter la ville de Khan Younes, au sud de l’enclave palestinienne.
Le bilan des journalistes martyrs s’élève à 158 depuis le 7 octobre
Le bureau des médias à Ghaza a annoncé samedi la mort en martyrs de cinq journalistes lors des bombardements des forces d’occupation sioniste qui ont visé plusieurs quartiers dans la ville de Ghaza, portant le nombre de victimes au sein de la corporation à 158 depuis le début de la guerre génocidaire dans l’enclave il y a environ 9 mois.

Le Bureau a indiqué, dans un communiqué, que « le nombre de journalistes martyrs s’est élevé à 158 journalistes, hommes et femmes, depuis le début de la guerre génocidaire contre la bande de Ghaza le 7 octobre 2023, après le mort des journalistes Saadi Medoukh, Adib Soukar, Amdjed Djehdjouh, Rizk Abou Shekyen et Wafa Abou Dhabaane ».
A plusieurs reprises, les services de presse palestiniens et les organisations de défense des droits de l’homme ont averti que l’armée sioniste, depuis le début de la guerre contre Ghaza, « cible délibérément les journalistes palestiniens pour empêcher la couverture des crimes qu’elle commet à Ghaza ».
Les données et statistiques du Comité international pour la protection des journalistes (une organisation non gouvernementale basée à New York) montrent que la guerre actuelle contre Ghaza est devenue « la plus sanglante pour les journalistes » depuis que le Comité a commencé à documenter les meurtres de journalistes dans le monde en 1992.
Le Centre international des journalistes (une organisation non gouvernementale basée à Washington) a annoncé en février que la guerre contre Ghaza avait connu les plus hauts niveaux de violence contre les journalistes depuis 30 ans.
