
À la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth, la soirée « Zorayda » a tenu toutes ses promesses. Entre mawal, hawzi et art du conte, le public a vécu, jeudi dernier, un moment intense mêlant musique, poésie et communion collective.
Dès les premières notes, la voix ample de Lamia Maadini a imposé le silence, captivant une salle suspendue à ses inflexions. À ses côtés, Abdelwaheb Djazouli a tissé un écrin musical subtil, où les cordes dialoguaient avec le chant, donnant profondeur et relief aux interprétations.
La conteuse Sihem Kennouche a, quant à elle, transporté l’assistance dans un univers sensible, entre mémoire et imaginaire, ajoutant une dimension intimiste à la soirée.
Très vite, l’écoute attentive s’est muée en participation active : youyous, applaudissements et pas de danse ont rythmé le spectacle. Scène et salle ne faisaient plus qu’un, unies par la même ferveur.
Au terme de la représentation, le public, debout, a longuement salué les artistes. Plus qu’un concert, «Zorayda » s’est affirmé comme un véritable moment de partage et d’émotion collective.
R. C.
