Par Kheireddine B.
Le dossier de l’importation fait parler de lui. Devenu un sujet épineux depuis quelques mois, tant pour les importateurs que pour les consommateurs, le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni, a fourni certaines explication et éclaircissements à ce propos.

En marge de l’ouverture, lundi dernier ,de la session parlementaire ordinaire 2023/2024 au Conseil de la nation, M. Zitouni a affirmé que l’encadrement des importations visait à servir la production et l’économie nationales, notamment après l’installation du Conseil supérieur de régulation des importations par le président Abdelmadjid Tebboune. “Lorsqu’il y a possibilité de fabriquer un produit en Algérie, qui soit générateur de richesse et d’emplois, elle doit être saisie pour mieux renforcer l’économie nationale”, a déclaré le ministre en expliquant que le Conseil supérieur de régulation des importations vise à “orienter les fonds des importations vers la production nationale et, partant, renforcer la production locale”. Néanmoins, il a indiqué que “nous ne pouvons pas nous passer de l’importation, notamment lorsqu’il s’agit de produits non fabriqués localement”, à l’instar de tous les pays du monde.
Soulignant que le dossier des importations n’était pas un sujet “tabou” s’il sert l’économie nationale, le ministre a affirmé que l’importation ne doit pas être “une culture” chez les importateurs qui sont appelés, en revanche, à s’orienter vers la production locale de ce qu’ils importent.
Au sujet de la spéculation, M. Zitouni a souligné que “la lutte contre ce fléau se poursuivra, non seulement à travers un traitement purement sécuritaire et juridique, mais aussi par un traitement économique parallèlement à la stricte application de la loi”. Il a précisé, à cet égard, que la disponibilité et la préservation de la production nationale contribuaient également à endiguer la spéculation, considérant que la “lutte contre ce phénomène est aussi une approche participative entre les commerçants, les associations professionnelles, les producteurs et les industriels”.
Dans ce sens, M. Zitouni a estimé que les prix des produits couramment consommés sur le marché intérieur sont relativement bas “par rapport aux prix internationaux, car l’État les subventionne”.
Dans une déclaration à la presse en marge de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire de l’Assemblée populaire nationale, M. Zitouni a déclaré que le ministère travaillait à élaborer une série de mesures visant à plafonner les marges bénéficiaires de certains produits largement consommés.
Le ministre a souligné que ces mesures étaient conformes aux lois de la République, précisant que le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations cherchait à les appliquer à divers articles de consommation courante.
