Par Ammour Ryad
Le directeur général du budget, Hadj Amri, a déclaré mardi dernier à Alger que le budget prévu dans le projet de loi de finances (PLF) 2025 soutiendra la continuité des efforts déployés pour réaliser les engagements des autorités publiques.

Lors d’une audition par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) concernant l’examen du PLF 2025, le président de la Commission, Mohamed Hadi Oussama Arbaoui, a accueilli le directeur général de la prévision et des politiques au ministère des Finances, Kamel Meraghni.
M. Amri a mis en avant que le projet budgétaire visait à renforcer les efforts des autorités publiques pour relancer les grands projets structurants, améliorer le pouvoir d’achat, préserver le cadre de vie des citoyens, garantir la sécurité alimentaire et maintenir le soutien aux produits alimentaires de base.
Ce projet vise, également, à « diversifier l’économie en soutenant l’investissement et en promouvant différentes initiatives, à combler les déficits dans les infrastructures de base, à sécuriser les voies de communication, et à mettre en place des programmes de rattrapage pour certaines wilayas du pays ainsi qu’à garantir l’approvisionnement en eau potable face à la pénurie d’eau », ajoute le même responsable.
À cet égard, M. Amri a indiqué les efforts entrepris par les pouvoirs publics dans les domaines économique et social, en particulier les subventions pour les produits de grande consommation. Il a mentionné l’allocation de 348,96 milliards de dinars à la filière des céréales pour l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), 100 milliards pour la filière du lait au bénéfice de l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL), 100 milliards pour stabiliser les prix de l’huile et du sucre, 23 milliards pour soutenir le secteur de l’énergie, ainsi que 88 milliards de dinars pour les eaux dessalées.
De plus, il est prévu d’ouvrir 69 525 postes budgétaires en 2025, ce qui portera le total des postes budgétaires ouverts à 2 755 037, incluant les services centralisés, décentralisés et les établissements publics sous tutelle.
Ainsi, la masse salariale atteindra 5 843 milliards de dinars pour l’année 2025, dont 1 276 milliards pour les établissements publics à caractère administratif. Cela représente 34,79% du budget de l’État, par rapport aux 5 275 milliards de dinars de l’exercice financier 2024, ce qui correspond à une augmentation de 10,8%, a précisé le directeur général du budget.
Au cours de la même séance, la Commission des finances et du budget a entendu le directeur général du Domaine national, Abderrahmane Kheddi, qui a présenté un exposé sur les mesures proposées dans le PLF 2025 concernant le domaine national.
Ces propositions s’inscrivent dans le cadre de « la politique des pouvoirs publics visant l’amélioration du niveau des recettes du budget de l’Etat, la simplification des procédures à l’égard des citoyens ainsi qu’entre les différentes administrations et institutions publiques, outre la transition progressive vers une gestion numérique des domaines de l’Etat », a-t-il affirmé.
D’après M. Kheddi, plusieurs mesures ont été mises en place pour « simplifier la régularisation de la situation des propriétés enregistrées lors des opérations du cadastre pour le compte des biens non réclamés, dont l’administration n’a pas pu immatriculer à nouveau au nom de leurs propriétaires disposant de titres de propriété publiés ou de certificats de possession délivrés conformément à la loi, après leur renvoi devant la justice conformément aux textes en vigueur ».
Le directeur général du Domaine national a mentionné « l’amendement d’un article en vigueur qui accorde une année supplémentaire aux services publics de l’État et aux collectivités locales pour achever l’enregistrement des bâtiments dans le tableau général des immeubles du domaine national ».
Dans le cadre de la politique de généralisation et de concrétisation de la numérisation, un article du PLF propose « d’établir un cadre légal pour la création et la délivrance du livret foncier électronique, tout en maintenant temporairement la version papier dans les conservations foncières ».
