Par G. Salah Eddine
Le président de la Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), Pierre Galand, a salué, vendredi dernier, le rôle crucial de l’Algérie en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a particulièrement souligné son engagement indéfectible en faveur des droits des peuples opprimés.

Dans une déclaration accordée à l’APS en amont de la 48e conférence de l’EUCOCO, M. Galand a mis en lumière l’implication active de l’Algérie depuis son accession au Conseil de sécurité. Selon lui, Alger s’est imposée comme un acteur déterminé à défendre les peuples sous occupation, souvent victimes de spoliations de leurs ressources naturelles.
« L’Algérie remplit pleinement son devoir, » a-t-il affirmé. Il a également salué les efforts conjoints menés par Alger et d’autres nations du Sud pour dénoncer le génocide en Palestine et porter la voix des peuples opprimés dans les enceintes internationales, notamment celles des Nations unies. La 48e session de l’EUCOCO, a rappelé M. Galand, se tient dans un contexte riche en symboles. Elle coïncide non seulement avec le cinquantenaire de la Révolution des Œillets au Portugal, mais également avec le 50e anniversaire de ce qu’il qualifie de « trahison » de l’Espagne envers le Sahara occidental, marqué par l’occupation marocaine de ce territoire.
M. Galand a également salué la récente victoire juridique obtenue par la cause sahraouie devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Le 4 octobre dernier, cette dernière a annulé des accords commerciaux liant le Maroc à l’Union européenne, lesquels incluaient illégalement les territoires du Sahara occidental. Cette décision, a-t-il précisé, réaffirme le statut distinct et séparé du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc et reconnaît le Front Polisario comme le seul représentant légitime du peuple sahraoui. Ce succès juridique, couplé à la mobilisation internationale renforcée, constitue, selon M. Galand, une étape clé dans la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui, renforçant ainsi les espoirs d’une solution juste et durable à ce conflit.
Avec l’appui de pays comme l’Algérie, la défense des droits des peuples opprimés semble trouver un écho croissant sur la scène internationale.
Cet élan de solidarité internationale est désormais invité à repenser ses stratégies de lutte, en explorant de nouvelles perspectives pour garantir un avenir juste au peuple sahraoui et en initiant des actions juridiques fermes contre toute tentative d’alliance avec le Maroc visant à exploiter illégalement les ressources naturelles de ce territoire.
La lutte juridique, pilier de cette cause, se poursuit avec détermination pour mettre un terme au pillage des richesses sahraouies. M. Galand a précisé que l’EUCOCO se rendra le 10 décembre prochain au Parlement européen dans le but de veiller au respect par les entreprises européennes de la décision rendue par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
À noter que les travaux de la 48e conférence de l’EUCOCO ont débuté, vendredi à Lisbonne, rassemblant des mouvements de solidarité européens, des délégations de plusieurs pays et près de 300 personnalités issues des sphères politique, médiatique et culturelle.
Cet engagement collectif, porté par des participants de divers horizons, incarne une volonté commune de défendre les droits du peuple sahraoui et de faire triompher la justice face aux violations flagrantes du droit international.
