
Le groupe américain de jazz traditionnel Aurora Nealand & Inquiry Quintet a animé samedi dernier à Alger un concert-évènement époustouflant, marqué par le talent de la saxophoniste et interprète Aurora Nealand qui a interprété des oeuvres de haute performance.
Au théâtre national Mahieddine-Bachatarzi (TNA), les membres de cette formation musicale de la Nouvelle-Orléans ont enflammé la salle de spectacle Mustapha-Kateb durant plus d’une heure, interprétant une dizaine de célèbres pièces, nourries aux sonorités du jazz traditionnel américain, notamment des Caraïbes et d’Amérique du Sud.
John Maestas (guitare), Tanner Guss (tambour), Matt Booth (basse) et Steve Lans (trompette) ont fait montre de leurs talents respectifs, mettant de l’entrain dans la salle en faisant participer le public qui a apprécié et applaudi leur remarquable prestation. Vêtue d’une veste karakou, robe traditionnelle algérienne, Aurora Nealand a revisité des oeuvres de pianistes et légendes du jazz notamment Single petal of rose de Duke Ellington (1899-1974), Lucky old sun de John Beasley (1901-1968), Nous les cuisinières de Alain Jean-Marie ou encore Ne me quitte pas de Jacques Brel (1929-1978), célèbre titre rendu en hommage à Nina Simone (1933-2003), militante, chanteuse et pianiste américaine. A l’issue du spectacle, les membres du groupe étaient unanimes à exprimer leur « grande joie » de donner un concert en Algérie devant un public qualifié d' »enthousiaste » et « fabuleux ».
Visiblement ravis de se produire sur la scène du TNA, les membres de cette formation musicale,ont salué l' »accueil chaleureux » qui leur a été réservé et l' »intérêt » du public pour la musique jazz. Présente au spectacle, l’ambassadrice des Etats-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, a fait part, quant à elle, de sa « joie » d’avoir donné au public algérien l’opportunité de découvrir ce groupe de musique et d’apprécier des « moments particuliers, agrémentés d’airs du jazz ». Le groupe de jazz Aurora Nealand et Inquiry Quintet, qui a donné plusieurs concerts à travers le monde, s’est produit pour la première fois en Algérie.
