
Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, a réaffirmé, mardi dernier, l’attachement de l’Algérie à sa souveraineté décisionnelle et son droit inaliénable à adopter le modèle économique le plus conforme à ses spécificités et aux aspirations profondes de son peuple. Sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie s’inscrit résolument dans une dynamique de développement indépendant, affranchie de toute pression extérieure.
Une réponse face aux tentatives d’ingérence
S’exprimant en marge de la présentation de l’application électronique Tadjawob, conçue pour optimiser la transmission des questions orales et écrites entre le gouvernement et l’APN, M. Boughali a abordé les campagnes hostiles dirigées contre l’Algérie, notamment à travers la récente résolution du Parlement européen. À ce sujet, il a affirmé avec fermeté : « Nous sommes habitués à de telles campagnes, notamment de la part de l’extrême droite en France. »
Reprenant une citation mémorable du général vietnamien Võ Nguyên Giap, stratège de la célèbre victoire de Diên Biên Phu en 1954, il a lancé d’un ton empreint de défi : « Celui qui mène cette offensive est un mauvais élève qui n’a pas bien compris la leçon. » Cette déclaration cinglante traduit la détermination de l’Algérie à défendre son autonomie face aux velléités de tutelle, en rappelant que « nul n’est en mesure de dicter la conduite à suivre ou une décision à prendre en ce qui concerne notre pays.
Un modèle fondé sur le partenariat équitable et les intérêts mutuels
Evoquant la liberté dont jouit l’Algérie pour bâtir son avenir économique, M. Boughali a insisté : « Nous choisissons le modèle qui nous convient le mieux. Personne ne nous imposera quoi que ce soit. »
Face aux pressions extérieures, le président de l’APN a mis en exergue la vision pragmatique et souveraine de l’Algérie en matière de partenariats économiques, affirmant avec clarté : « Nous sommes maîtres chez nous et c’est à nous de choisir le modèle économique le plus approprié, sur la base des principes gagnant-gagnant et d’égal à égal avec tous ceux qui souhaitent traiter avec l’Algérie à l’avenir. »
Dans cette optique, il a affimé que l’Algérie ne saurait se conformer à un modèle dicté de l’extérieur, précisant : « Le modèle qu’ils veulent nous imposer n’est pas celui qui convient le mieux, mais il existe un modèle bien meilleur, d’autant plus que de nombreux opérateurs économiques souhaitent investir en Algérie. » Une déclaration qui met en relief l’attractivité économique croissante du pays et l’intérêt manifeste des investisseurs internationaux pour ses potentialités.
M. Boughali a, en outre, rappelé un principe fondamental auquel l’Algérie ne dérogera pas : « Ceux qui veulent travailler avec nous doivent respecter ce principe. Nous avons la liberté et la souveraineté de sélectionner les meilleurs modèles adaptés à nos spécificités et à nos besoins. » Une manière sans équivoque d’affirmer que l’Algérie entend définir ses propres orientations économiques, en fonction de ses intérêts exclusifs.
Entre la consolidation de son indépendance économique et la transformation digitale de ses institutions, l’Algérie affirme sa détermination à tracer son propre chemin, en s’affranchissant des pressions extérieures et en privilégiant des partenariats fondés sur le respect mutuel. À travers ces choix stratégiques, elle réaffirme son ambition de bâtir un modèle économique et institutionnel qui reflète ses valeurs, ses aspirations et son identité souveraine.
Une avancée dans la numérisation du Parlement
Par ailleurs, intervenant plus tôt, lors de la cérémonie qui s’est déroulée en présence de Meriem Benmouloud, Haut-Commissaire à la numérisation, et de Kaouter Krikou, ministre des Relations avec le Parlement, M. Boughali a salué une avancée significative dans le processus de modernisation de l’APN. Il a précisé que cette initiative s’inscrivait dans une « dynamique globale de numérisation » des institutions parlementaires et qu’elle représentait bien plus qu’une simple innovation technique.
Evoquant la portée symbolique et stratégique de cette rencontre, le président de l’APN a déclaré: « Il ne s’agit pas seulement d’une présentation technique de l’application, mais aussi d’une halte importante pour mettre en lumière une réalisation dont nous sommes fiers, reflétant la capacité de nos cadres d’innover et de contribuer à la réalisation de la transformation numérique. »
À travers cette initiative, l’Algérie confirme sa volonté de renforcer l’efficacité et la transparence des échanges institutionnels, tout en mettant à profit les avancées technologiques pour moderniser son administration parlementaire.
Le président de l’APN a réaffirmé avec force que cette « action qualitative » illustre la volonté de l’institution législative d’adopter les orientations stratégiques du chef de l’État, qui accorde un « intérêt particulier » à la transition numérique du pays.
Insistant sur la nécessité impérieuse de préserver la souveraineté technologique nationale, M. Boughali a déclaré : « Parvenir à l’indépendance technologique et à la protection de nos données nationales représente une priorité absolue. »
Mobiliser les énergies nationales
Le président de l’APN a accordé ne attention particulière sur l’urgence de mobiliser toutes les énergies pour établir un environnement propice à l’innovation et à l’émergence de nouvelles idées. Ce défi constitue un enjeu stratégique majeur pour assurer une croissance durable et asseoir la position de l’Algérie sur la scène numérique internationale. Dans cette optique, il a appelé à un soutien accru aux compétences nationales, en mettant en avant le rôle déterminant des experts et innovateurs du domaine numérique.
Le même intervenant a plaidé pour une dynamique où le développement d’applications électroniques de pointe favoriserait une meilleure fluidité du travail législatif et une optimisation des performances des institutions.
Un symbole de la complémentarité institutionnelle
Par ailleurs, lors de cette cérémonie marquant le lancement officiel de Tadjawob, la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Krikou, a tenu à saluer cette initiative, qu’elle considère comme une « illustration concrète de la complémentarité entre les institutions de l’État ». Elle a insisté sur le fait que cette nouvelle plateforme constitue un pont entre le peuple et ses représentants, consolidant ainsi la relation entre les citoyens et l’appareil législatif sous la direction éclairée du président de la République.
Dans cette dynamique, Mme Krikou a révélé des chiffres significatifs attestant de l’efficacité croissante des dispositifs parlementaires. Au cours de la précédente session législative, pas moins de 2 070 préoccupations ont été formulées par les parlementaires sous forme de questions écrites ou orales, et ont fait l’objet d’un suivi rigoureux. De plus, 72 textes législatifs ont été promulgués depuis le début de la législature en 2021, témoignant de la réactivité du Parlement face aux attentes des citoyens. De plus, l’oratrice a évoqué le rôle crucial de la plateforme numérique Tadjawob, développée par le ministère des Relations avec le Parlement. Cet outil numérique incarne la volonté du gouvernement de renforcer « la réactivité et l’interactivité » avec les citoyens, en s’appuyant sur des mécanismes de contrôle parlementaire plus performants.
La ministre a enfin rappelé que cette avancée s’inscrit pleinement dans les engagements du président Abdelmadjid Tebboune, dont la vision repose sur une gouvernance plus transparente et une modernisation des institutions de l’État. « La promulgation de lois dans tous les domaines », a-t-elle conclu, témoigne de la « concrétisation des décisions présidentielles » et de leur impact direct sur la vie des citoyens.
Par cette avancée technologique, l’Algérie amorce une mutation essentielle vers une administration numérique efficiente, garantissant une meilleure interaction entre le gouvernement, les représentants du peuple et les citoyens.
L’ère de la transformation numérique est en marche et, avec elle, une nouvelle façon de concevoir le dialogue institutionnel et le travail législatif.
G. Salah Eddine
