
Des juristes et des acteurs de la société civile ont salué, lundi dernier, les récentes décisions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la protection de la femme et le renforcement des mécanismes de prise en charge des femmes victimes de violence, estimant qu’elles témoignent de la volonté ferme des autorités publiques de consolider les droits des femmes en tant que piliers de la société.
Interrogée par l’APS, l’avocate et conseillère juridique Khadidja Meslem a salué les instructions données par le Président lors de la réunion du Conseil des ministres dimanche, notamment celles visant à améliorer la prise en charge des femmes victimes de violence. Elle a souligné que ces décisions résultent d’un engagement sincère pour lutter contre toutes les formes de violence dans la société et pour renforcer les droits des femmes.
Elle a également rappelé les conventions internationales ratifiées par l’Algérie concernant la protection des droits de l’homme et des droits des femmes, ainsi que les textes législatifs nationaux, y compris la Constitution de 2020, qui stipule que l’État, par le biais du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, protège les femmes et leurs enfants contre toutes formes de violence, en garantissant leur accès à des structures d’accueil.
L’avocate a ajouté que le code pénal protège également les femmes contre la violence sous toutes ses formes, en prévoyant des peines de prison de 6 mois à 2 ans pour les auteurs d’actes violents. Cependant, elle a rappelé que la justice nécessite des preuves, parfois difficiles à obtenir, ce qui souligne la nécessité de créer de nouveaux mécanismes juridiques pour mieux protéger les femmes et accélérer les mesures de prise en charge.
De son côté, la coordinatrice du centre d’écoute du Réseau «Wassila», Ouarek Amedjout Nadia, a salué les décisions du président de la République en matière de protection des femmes, quel que soit leur rôle ou statut social, et de renforcement des mécanismes juridiques d’accompagnement des victimes de violence. Elle a qualifié ces décisions d’«acquis essentiels» pour améliorer la protection des femmes contre toutes formes de violence.
Elle a également insisté sur l’importance de renforcer les dispositifs d’accompagnement pour les femmes victimes de violence et de multiplier les actions de sensibilisation sur les dangers de la violence pour la famille et la société. Nadia Amedjout a rappelé que l’Islam accorde une place prestigieuse à la femme, soulignant ainsi l’importance de respecter et de défendre ses droits.
Elle a précisé que le Réseau «Wassila» met à disposition des femmes et enfants victimes de violence des psychologues et des juristes, et offre des services d’accueil et de conseil.
La présidente de la commission nationale des droits de la femme et de l’enfant de l’Association nationale des droits de l’homme, Nadia Bendif, a également exprimé son soutien aux décisions présidentielles, estimant qu’elles viennent renforcer les luttes de la femme algérienne qui s’est imposée dans divers domaines et a accédé à des postes de responsabilité.
Elle a précisé que ces mesures devraient «soutenir la famille, noyau de la société», en mettant en place des mécanismes de protection pour la femme et en promouvant ses droits. Nadia Bendif a ajouté que la prochaine étape nécessiterait une coordination entre les différents acteurs du secteur, conformément aux instructions du président de la République.
Ch. M.
