Explosions nucléaires françaises en Algérie : Les habitants de ces régions souffrent toujours des séquelles

Le peuple algérien a commémoré, jeudi dernier, le 65e anniversaire des premières explosions nucléaires menées par la France dans le Sud de l’Algérie, un acte considéré comme un crime contre l’humanité. Ce crime, commis il y a plus de six décennies, reste un sujet important et a des conséquences juridiques, étant un crime imprescriptible.
Le dossier concernant ce crime continue de se développer, avec des demandes récentes de l’Algérie pour tenir la France responsable de l’élimination des déchets radioactifs des explosions.
En janvier, un texte de loi sur la gestion des déchets a été adopté par le Conseil de la nation, visant à renforcer les droits des générations présentes et futures.
Le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré que les Algériens ont un droit imprescriptible à la reconnaissance des massacres commis par le colonisateur, et a rappelé que les essais nucléaires laissent encore des maladies dans le Sud de l’Algérie. Dans une interview, il a insisté sur le fait que les réparations liées à ces explosions et à l’utilisation d’armes chimiques par la France sont essentielles pour reprendre la coopération bilatérale. Il a également ajouté que la France devait révéler précisément les zones où ces explosions ont eu lieu.
En 2021, l’Algérie a créé l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d’essais nucléaires pour faire face à la pollution radioactive persistante dans les zones affectées.
À l’époque, la France prétendait que ces explosions avaient lieu dans des zones désertes, mais elles se sont déroulées près de 20 000 civils.
La première bombe nucléaire française, «Gerboise bleue», a été testée le 13 février 1960 à Reggane, créant une catastrophe environnementale, humaine et naturelle. Entre 1960 et 1966, la France a réalisé 57 explosions nucléaires dans le Sud de l’Algérie. Les habitants de ces régions souffrent encore des séquelles de ces essais, avec de nombreux cas de cancer, de malformations et de troubles chroniques.
Malgré les nombreuses demandes, l’Algérie n’a toujours pas reçu de cartes ou de plans pour localiser les sites de stockage des résidus nucléaires. Même si cette question a été mentionnée dans le rapport de l’historien français Benjamin Stora en 2021, la France reste silencieuse, ce qui reste un point central dans les relations entre les deux pays.
Cheklat Meriem

ALGER 16 DZ

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