
Lors de l’Audition parlementaire 2025 tenue au siège des Nations unies, la délégation parlementaire algérienne du Conseil de la Nation a mis en avant les efforts déployés par l’Algérie pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). Cette participation a été l’occasion de réaffirmer l’engagement du pays en faveur de la coopération internationale et du développement en Afrique, a indiqué un communiqué officiel du Conseil.
Dans son intervention, Kamel Khelifati, membre du Conseil de la Nation et de l’Union interparlementaire (UIP), a souligné les initiatives majeures entreprises par l’Algérie pour promouvoir le développement à l’échelle continentale.
Il a rappelé que le pays a créé en 2020 l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, dotée d’un financement d’un milliard de dollars. Cet instrument vise à concrétiser des projets de développement dans plusieurs pays africains, en mettant l’accent sur la santé, l’hydraulique et l’enseignement.
L’adhésion de l’Algérie à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a également été mise en avant. Kamel Khelifati a expliqué que cette initiative répond à la volonté du pays de renforcer la complémentarité économique en Afrique et d’encourager une action collective pour dynamiser les économies du continent. Il a insisté sur la nécessité de créer de nouvelles opportunités d’investissement et de tisser des liens solides entre les entreprises africaines.
La question des dettes entravant les politiques de développement a occupé une place centrale dans les débats. Kamel Khelifati a plaidé pour une conjugaison des efforts entre les secteurs public et privé ainsi qu’un engagement accru des institutions financières internationales en faveur des pays vulnérables. Il a, à cet égard, proposé la création d’un fonds international dédié à la restructuration des dettes des pays en développement à des conditions concessionnelles, afin de leur offrir un répit économique et favoriser un développement durable.
Appel à la solidarité internationale
Par ailleurs, Abderrahmane Guenchouba, sénateur et membre de l’UIP, a quant à lui alerté sur les faibles taux de réalisation des ODD et a interpellé les pays développés sur l’impératif de renouveler leurs engagements en faveur de la coopération et de la solidarité.
Selon lui, la réduction des disparités en matière de développement passe par une mobilisation collective, intégrant des politiques de coopération efficaces. Il a insisté sur le fait que «la solidarité internationale est désormais nécessaire pour réduire les disparités et les écarts en matière de développement dus à des raisons historiques», mettant en exergue les enjeux de paix, de sécurité, de liberté et de souveraineté des peuples.
En marge de cette audition, la délégation parlementaire algérienne a tenu des rencontres bilatérales avec la présidente de l’UIP, Tulia Ackson, ainsi qu’avec les délégations libyenne et tunisienne. Ces échanges ont permis de renforcer la coopération parlementaire régionale et d’explorer de nouvelles pistes de collaboration pour atteindre des objectifs communs en matière de développement et de gouvernance.
Ce plaidoyer algérien, porté au sein des instances onusiennes, confirme la volonté du pays de jouer un rôle actif dans la construction d’une Afrique plus intégrée, plus solidaire et économiquement plus dynamique.
G. S. E.
