
L’Algérie affiche une souveraineté retrouvée et renforcée sur plusieurs plans stratégiques, allant de l’énergie à l’industrie en passant par la finance et la défense. Lors d’une intervention remarquée dans l’émission « Hebdo Show» diffusée sur la chaîne AL24, le chroniqueur Mehdi Ghezzar a mis en lumière les multiples dimensions de cette souveraineté reconquise.
Par G. Salah Eddine
L’évolution de la politique algérienne sous l’air du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, s’appuie sur une série de réformes et d’initiatives visant à renforcer la souveraineté du pays dans des secteurs clés. Elle traduit une volonté affirmée de réappropriation de son destin économique et technologique, marquant ainsi une rupture avec un passé marqué par une dépendance excessive aux investissements étrangers.
Lors de son intervention, Mehdi Ghezzar a mis en lumière les multiples dimensions de cette souveraineté reconquise : «Notre souveraineté énergétique entre le pétrole et le gaz, notre souveraineté financière retrouvée où nous n’avons pas de dette, avec notre souveraineté militaire, nous avons la deuxième puissance militaire d’Afrique. Nous avons notre souveraineté hydrique, donc nous sommes totalement indépendants pour l’ensemble des préoccupations principales du peuple algérien , a-t-il affirmé avec conviction.
L’autonomie économique de l’Algérie se manifeste également par le fait que le pays a réussi à éviter l’endettement extérieur, privilégiant une gestion interne de ses ressources. Cette approche se traduit par une stratégie qui mise sur le développement de compétences nationales et l’exploitation des potentialités locales.
Des infrastructures pilotées par des Algériens
Un des faits les plus marquants de cette nouvelle dynamique est l’implication des Algériens eux-mêmes dans la conception et la réalisation des projets d’infrastructure. Ghezzar a rappellé que «dans un passé pas si lointain, nous avions une sorte d’Isaba qui vendait les projets d’appel d’offres de grandes infrastructures à des firmes étrangères, dans le but d’obtenir des rétrocommissions et d’accumuler des devises à l’étranger. Tout cela, c’est terminé».
Désormais, les projets algériens sont conçus et réalisés par des Algériens, qu’ils soient ouvriers, ingénieurs ou chefs d’entreprises. Cette transformation est notamment visible dans le secteur du génie civil, qui joue un rôle fondamental dans la construction de nouvelles infrastructures.
Un vivier de talents issus des universités algériennes
L’un des aspects les plus notables de cette mutation repose sur la formation locale des talents. «Tous ces ingénieurs sortent de nos universités algériennes d’Alger, d’Oran, de Constantine, d’Annaba, du Sud… Ce sont des étudiants algériens devenus ingénieurs algériens pour des projets algériens. La boucle est bouclée», a informé Mehdi Ghezzar. Cette capacité à former des experts sur place constitue un atout inestimable pour le développement du pays, garantissant ainsi une autonomie accrue dans les secteurs stratégiques. Il illustre surtout la nouvelle vague de compétences algériennes, qui, contrairement à une autre époque, arrive progressivement à trouver leur place et à faire carrière dans leur pays.
Une gestion optimisée et des économies substantielles
La gestion rigoureuse des ressources a permis de réaliser des économies considérables. Ghezzar révèle ainsi que «nous avons économisé 1 milliard 100 millions de dollars par rapport à l’offre la moins chère venant de l’étranger». Cet effort de rationalisation des dépenses, associé à un recours accru aux capacités de sous-traitance locale, favorise non seulement la création d’emplois, mais aussi l’accumulation d’une expérience industrielle précieuse.
En concentrant les investissements sur les entreprises nationales et en impliquant directement les Algériens dans les grands chantiers du pays, le gouvernement mise sur un modèle de développement où l’indépendance économique et technologique devient une priorité absolue.
Une perspective d’avenir maîtrisée
Le cap est donc clairement tracé : faire de l’Algérie une puissance économique et industrielle autonome, tout en valorisant son capital humain et en assurant une gestion efficiente des ressources. «Maintenant que nous avons notre propre expérience algéro-algérienne, plus rien ne peut nous arrêter», conclut M. Ghezzar avec optimisme.
Cette vision ambitieuse, qui s’inscrit dans une logique de rupture avec le passé, présage d’un avenir où l’Algérie sera en mesure de compter sur elle-même pour relever les défis du développement et de la modernité.
G. S. E.
