
Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire. La France insoumise (LFI), a une nouvelle fois vivement critiqué le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui enchaîne les déclarations hostiles envers l’Algérie, l’accusant d’être «un fauteur de troubles» et lui reprochant également de s’«attribuer des prérogatives qui ne lui reviennent pas».
«Notre relation avec le peuple frère algérien n’a pas à servir les intérêts personnels d’un petit fauteur de troubles comme monsieur Retailleau», a dit Mme Panot dimanche dernier sur un plateau d’une chaîne TV française.
«Ne pas censurer le gouvernement Bayrou, c’est laisser l’offensive raciste de Retailleau continuer», assure Mathilde Panot avant de l’accuser de s’octroyer «des prérogatives que la Constitution ne lui donne absolument pas», notamment en matière de politique étrangère.
La députée du Val-de-Marne rappelle que Retailleau «n’est ni ministre des Affaires étrangères ni président de la République», et qu’il dépasse ainsi ses prérogatives.
«Monsieur Retailleau est un fauteur de troubles qui persiste à utiliser des expressions telles que ‘’Français de papier’’, ‘’Belles heures de la colonisation’’, ou encore ‘’Régression vers les origines ethniques’’… », a-t-elle souligné.
Mathilde Panot affirme que les actions de Retailleau «pourraient détériorer davantage les relations franco-algériennes», et appelle à une gestion «par la diplomatie», estimant que «jouer le rapport de force ne mène à rien».
La présidente du groupe parlementaire LFI avait déjà fermement dénoncé les provocations et les déclarations racistes du ministre de l’Intérieur français à l’encontre de l’Algérie, le qualifiant de «médiocre agitateur».
«Qui pense être Bruno Retailleau pour chercher à provoquer une tension insupportable pour des millions de Français, qui entretiennent une relation directe d’affection et de fraternité respectueuse avec le peuple algérien ?», avait-elle dénoncé.
Il convient de rappeler que de nombreuses voix se sont élevées en France pour critiquer la campagne de désinformation lancée par des ministres, des responsables français et l’extrême droite, qui se sont récemment attaqués à l’Algérie.
A.Ryad
