
Le projet de réhabilitation du Barrage vert a enregistré des résultats «significatifs» depuis sa relance officielle le 29 octobre 2023, avec la plantation de plus de 21.000 hectares, selon le dernier bilan communiqué par la Direction générale des forêts (DGF), à l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée le 21 mars de chaque année.
Ce projet ambitieux s’inscrit dans une approche intégrée, combinant des démarches environnementales et socioéconomiques pour lutter contre la désertification et les changements climatiques auxquels les zones rurales du pays sont confrontées.
Parmi les avancées notables réalisées, la plantation de plus de 21.000 hectares, l’aménagement de 376 kilomètres de pistes rurales et agricoles, la création de 80 points d’eau, ainsi que la correction torrentielle sur une superficie de 35.400 m², ont été soulignés par la DGF. De plus, 16.400 hectares de terres ont été mises en défens pour réhabiliter les parcours steppiques, qui couvrent une large portion du Barrage vert.
Ce projet repose également sur le développement d’espèces rustiques adaptées aux conditions climatiques difficiles, comme l’arganier, qui constitue l’un des axes majeurs du plan quinquennal du ministère de l’Agriculture.
Dans le cadre de la stratégie nationale de développement de l’arganier, la DGF prévoit la plantation de 238.325 arbres dans les six principales wilayas concernées par ce programme : Tindouf, Béchar, El Bayadh, Naâma, Mostaganem et Chlef. À ce jour, 78.585 arganiers ont été plantés, contribuant ainsi à renforcer la biodiversité et à soutenir l’économie locale.
Au-delà de son rôle crucial dans la réhabilitation des sols, le Barrage vert améliore également les conditions de vie des populations rurales, notamment grâce à la mise en œuvre d’infrastructures essentielles telles que des points d’eau, le désenclavement des zones isolées et la gestion durable des ressources naturelles.
Conçu selon de nouveaux principes alliant développement durable, lutte contre la désertification et adaptation aux changements climatiques, la relance du projet de réhabilitation du Barrage vert s’inscrit dans l’accord international sur la gestion durable des terres, la réduction des tempêtes de sable et de poussière, ainsi que la résilience à la sécheresse.
Le projet fait également partie du «Défi de Bonn», un effort mondial de reboisement des terres dégradées et déboisées, ainsi que des objectifs de développement durable (ODD), visant à restaurer 350 millions d’hectares de terres forestières dégradées d’ici 2030, contribuant ainsi à un environnement propice à la création de richesses, à la croissance économique, à la sécurité alimentaire et à la stabilité sociale.
Plus de 75 milliards de dinars (mds DA) ont été alloués à ce projet sur plusieurs tranches, avec un horizon de réalisation fixé à 2030. Une première tranche de 10 mds DA a été mobilisée en 2023 pour financer 13 % des actions prévues, touchant directement 183 communes et près de 800 localités.
Pour l’année 2024, une nouvelle tranche de 5,7 mds DA a été allouée aux structures en charge de la mise en œuvre du projet, telles que la Conservation des forêts, les directions des Services agricoles et le Haut-Commissariat au développement de la steppe.
En 2025, une troisième tranche, d’un montant de 11,09 mds DA, sera attribuée à la Conservation des forêts afin de poursuivre les opérations de plantation, ainsi que les actions de protection et de soutien.
M. Khadidja
