
Lors d’une réunion qui s’est tenue jeudi dernier à Alger, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme de la société civile algérienne ont condamné toutes les formes d’intimidation et de harcèlement dont sont victimes les ressortissants algériens résidant en France. Elles ont également appelé les autorités françaises à respecter les lois et les accords en vigueur et à mettre fin immédiatement aux expulsions illégales.
Dans un communiqué lu à l’issue de cette rencontre par la militante des droits de l’homme, Fatni Manar, il a été souligné que «les actes d’intimidation et les expulsions menées par les autorités françaises à l’encontre des ressortissants algériens représentent une violation manifeste des chartes internationales et des droits de l’homme, émanant d’un pays qui se prétend défenseur des droits fondamentaux». Ces mesures constituent «une violation flagrante de tous les accords internationaux garantissant la dignité humaine et les droits individuels, dont le droit à la liberté de circulation et la protection contre l’expulsion forcée», lit-on dans le communiqué, qui précise que «les pratiques des autorités administratives du ministère français de l’Intérieur sous la direction du ministre Bruno Retailleau révèlent un double jeu au service de ses intérêts personnels en prévision de la prochaine élection présidentielle française». Le communiqué appelle, enfin, les autorités françaises à «arrêter immédiatement les expulsions illégales des ressortissants algériens, et à garantir le respect des lois nationales et des accords internationaux».
A. Ryad
