
Max Verstappen pourrait devenir dès l’an prochain le pilote le mieux payé de l’histoire de la Formule 1, avec un salaire estimé à 88 millions d’euros par an. Selon La Gazzetta dello Sport, Aston Martin préparerait une offre colossale de 264 millions d’euros sur trois ans (2026-2028) pour convaincre le triple champion du monde de rejoindre ses rangs.
Ce scénario semble d’autant plus plausible que l’écurie britannique, largement contrôlée par le milliardaire canadien Lawrence Stroll — père de Lance Stroll, coéquipier actuel de Fernando Alonso — bénéficie déjà d’un soutien financier important de l’Arabie saoudite. Le royaume possède 20% des parts d’Aston Martin Lagonda, constructeur en difficulté (386 millions d’euros de pertes en 2023), et sponsorise l’équipe via Aramco, sa compagnie pétrolière nationale.
Une restructuration se profile à l’horizon. Aston Martin Lagonda envisage de céder une partie de ses parts dans l’écurie à Lawrence Stroll, qui pourrait ensuite vendre l’équipe basée à Silverstone. L’Arabie saoudite, désireuse de s’implanter durablement en F1 après avoir intégré son Grand Prix au calendrier, serait fortement intéressée par une telle opportunité.
Dans ce contexte favorable, l’arrivée de Verstappen devient une possibilité sérieuse. Toujours sous contrat avec Red Bull jusqu’en 2028, le Néerlandais de 27 ans dispose néanmoins de clauses de performance susceptibles de lui ouvrir la porte à un départ anticipé.
Chez Aston Martin, il pourrait retrouver Adrian Newey, l’ingénieur de génie qui a quitté Red Bull en 2024 et joué un rôle central dans sa domination (quatre titres mondiaux). La prochaine monoplace signée Newey est attendue pour 2026, date d’entrée en vigueur du nouveau règlement technique, et pourrait constituer l’un des projets les plus ambitieux de la prochaine ère de la F1.
Actuellement rémunéré à hauteur de 57 millions d’euros par an (hors sponsoring), Verstappen pourrait ainsi voir ses revenus exploser tout en s’inscrivant dans un projet technique et financier de très haut niveau.
A. Amine
