Par Kheireddine B.
L’Algérie a adopté les mesures nécessaires en vue d’assurer des aliments sains au profit des consommateurs et de prévenir les intoxications alimentaires. C’est ce qu’a affirmé, lundi dernier à Alger,
le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni.

En effet, lors d’une journée scientifique sur le modèle d’alimentation saine, organisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, en présence du président de l’ANSS, le professeur Kamel Sanhadji, de conseillers du président de la République, de représentants des ministres de l’Agriculture et du Développement rural et de la Santé, du représentant des Nations unies en Algérie, mais aussi de nombreux acteurs en matière de santé et de sécurité alimentaire, M. Zitouni a affirmé que son département ministériel “a fixé parmi ses priorités stratégiques la protection renforcée de la santé et de la sécurité du consommateur, outre la garantie d’aliments sains”.
Dans ce sens, il a affirmé que cette initiative est en accord avec les besoins alimentaires des consommateurs, compte tenu des évolutions dans les habitudes de consommation au sein de la société algérienne, qui ont touché toutes les tranches d’âge. Il a également souligné l’impact de l’avancée technologique dans l’industrie agroalimentaire sur cette démarche.
Le ministre a précisé que de nombreuses mesures en accord avec ces changements ont été prises par les ministères concernés. Il a salué les efforts constants de l’État en matière de prévention des intoxications alimentaires.
Dans ce contexte, il a rappelé que son ministère, en collaboration avec les services externes, a élaboré des rapports analytiques et d’évaluation annuels sur les cas d’intoxication alimentaire. Ces rapports servent de référence précieuse tant pour les secteurs concernés que pour les associations de protection des consommateurs.
M. Zitouni a également mentionné un projet de protocole d’intervention rapide en cas d’intoxication collective, développé en 2017 et mis à jour en 2020. Ce protocole vise à assurer une coordination efficace entre les services concernés.
Afin de mieux comprendre ce phénomène, le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations a partagé sa base de données sur les intoxications alimentaires de la période 2007-2022 avec l’ANSS pour une analyse approfondie et un suivi en temps réel.
En ce qui concerne les aspects légaux et réglementaires liés à la sécurité des produits alimentaires, le ministre a rappelé l’entrée en vigueur, en février dernier, d’un arrêté interministériel datant du 1er décembre 2020, qui définit les conditions et les modalités d’application du système d’analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP), obligeant ainsi les acteurs économiques à appliquer ce système pour évaluer les risques et renforcer la sécurité de leurs produits alimentaires.
De plus, M. Zitouni a souligné que les laboratoires chargés de réprimer la fraude ont été renforcés en termes de personnel et d’équipements scientifiques. Il a indiqué qu’il y a actuellement 35 laboratoires en activité, avec pour objectif final la création d’un laboratoire de répression des fraudes dans chaque wilaya. Dans le but de promouvoir une alimentation saine et de prévenir les maladies non transmissibles telles que l’obésité, l’hypertension artérielle et le diabète, des mesures ont été prises pour réduire la teneur excessive en sucre, sel et matières grasses dans les aliments les plus consommés. Ces efforts ont été couronnés par la publication de neuf textes réglementaires dans le Journal officiel, régulant plusieurs aspects de l’alimentation.
Concernant la sensibilisation du public et la promotion d’une consommation saine et éclairée, le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations mène régulièrement, en collaboration avec les médias, les associations de protection des consommateurs et les ministères concernés, des campagnes de sensibilisation dans 58 wilayas. Ces campagnes portent sur des thèmes liés à la prévention des intoxications alimentaires, à la sécurité des aliments, à la réduction progressive de la consommation de sel, de sucre et de matières grasses, ainsi qu’aux textes réglementaires associés qui ont été publiés dans le Journal officiel, selon M. Zitouni.
