
Le comité d’experts chargé de la mise en place du Réseau algérien des femmes médiatrices pour la résolution des conflits régionaux et internationaux s’est réuni lundi dernier à Alger, afin d’élaborer la feuille de route relative à ce projet.
Dans une déclaration à la presse, le président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Abdelmadjid Zaalani, a précisé que cette rencontre, la première du genre, visait à «mettre en place un programme d’action et une feuille de route pour le Réseau algérien des femmes médiatrices, tout en définissant les critères à remplir par les adhérentes».
Selon M. Zaalani, les travaux de l’instance se poursuivent sans relâche en vue d’annoncer officiellement «la création de ce réseau le 10 décembre prochain, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, soit 20 jours avant la fin du mandat de l’Algérie en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité».
Dans ce contexte, le président du CNDH a souligné que cette réunion intervenait quelques jours après la signature d’un accord avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), visant à «former un réseau de femmes algériennes impliquées dans le règlement des conflits régionaux et internationaux, en application d’une résolution onusienne visant à élargir la formation des femmes en matière de médiation, de dialogue et de prévention des conflits».
Il a mis en avant le rôle majeur de l’Algérie dans la promotion de la paix et de la sécurité aux niveaux régional et international, rappelant l’engagement du pays, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, à œuvrer activement à la mise en œuvre de la résolution des Nations unies sur le renforcement du rôle des femmes dans la résolution des conflits.
De son côté, Mme Fatma-Zohra Kradja, présidente de la Commission permanente de la femme, de l’enfant et des catégories vulnérables à l’Assemblée populaire nationale (APN), a déclaré que le Réseau algérien des femmes médiatrices ambitionne «d’intégrer des compétences reconnues, notamment à l’échelle internationale, en particulier celles ayant déjà contribué au règlement des conflits».
Elle a également indiqué que le réseau est actuellement composé de 11 femmes, et que ce nombre devrait atteindre 22. Elle a précisé que les membres du Réseau, qui fonctionne sous l’égide de l’État algérien, bénéficieront de formations continues, que ce soit avant ou après l’annonce officielle de sa création.
M. Kh.
