
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a présidé, mardi dernier, à partir de l’Université M’hamed-Bougara de Boumerdes, le lancement officiel de la formation du troisième cycle (Doctorat) pour l’année universitaire 2024/2025. La cérémonie s’est déroulée en présence d’étudiants, de représentants des différentes facultés ainsi que d’organismes affiliés à l’université.
Dans son allocution inaugurale, retransmise en visioconférence à l’ensemble des responsables et cadres des universités du pays, le ministre a affirmé que les doctorants ont été orientés «vers ce qui sert les objectifs de l’Algérie victorieuse, à travers l’innovation et la valorisation des résultats de la recherche scientifique». Il a insisté sur le rôle central que joue l’université, devenue selon lui «un facteur déterminant dans un contexte de compétitivité accrue et de mutations profondes de la société, et un moteur essentiel pour soutenir le développement durable et le progrès». M. Baddari a qualifié les doctorants de véritables «représentants de l’Algérie innovante», soulignant qu’ils contribuent à la création de valeurs ajoutées pour l’économie nationale et s’imposent comme des acteurs clés dans cette phase marquée par l’accélération de la diversification économique.
Il a ajouté que cette nouvelle session de formation doctorale vise à «consacrer le bien-être économique, relever les défis nationaux, créer des pôles de savoir, promouvoir l’innovation et générer de l’emploi».
Évoquant l’histoire de l’Université de Boumerdes et sa contribution majeure à des étapes décisives de l’histoire du pays, notamment la nationalisation des hydrocarbures, le ministre a affirmé que «les objectifs de l’Algérie victorieuse seront atteints grâce à l’université, dans le cadre de la vision et du programme de développement de l’État pour la période 2024-2029».
Il a rappelé, à cet effet, que le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, accorde une «importance capitale à l’université algérienne» dans ses 54 engagements, en la considérant comme «une locomotive du développement, un acteur majeur de l’économie nationale et un pivot essentiel pour propulser la société vers le progrès».
M. Baddari a également mis en avant le rôle croissant de l’université comme «pôle de valorisation des innovations et des valeurs ajoutées dans le domaine de l’entrepreneuriat», notamment grâce à l’adoption de nouvelles approches, telles que l’intelligence artificielle, les incubateurs d’entreprises et d’autres outils technologiques. Au cours de sa visite, le ministre a assisté à plusieurs présentations sur les projets du Laboratoire d’excellence «Signaux et systèmes». Il a également inspecté plusieurs initiatives technologiques, dont un projet de compteur électrique intelligent, un système de gestion de batteries, un prototype de batteries au plomb-acide, ainsi qu’une plateforme de réseau intelligent monophasé destinée à l’intégration des énergies renouvelables. Des explications lui ont été fournies sur un projet de surveillance intelligente, un projet de recherche national prêt à la production et à la commercialisation, ainsi qu’un projet de fabrication d’enzymes naturelles utilisées dans des produits de nettoyage écologiques. La visite du ministre a également inclus l’inspection de l’incubateur universitaire, de plusieurs startups en phase d’accélération, d’une plateforme de gestion médicale, d’une autre dédiée à la nutrition médicale, ainsi que d’un atelier de formation sur les modèles d’intelligence artificielle.
M. Khadidja
