
Selon les informations de la Gazzetta dello Sport, l’Arabie saoudite, par l’intermédiaire de son fonds souverain – actionnaire à hauteur de 20 % de l’écurie britannique – serait prête à offrir un contrat colossal de 300 millions de dollars sur trois ans au quadruple champion du monde. Cela représenterait environ 264 millions d’euros, soit un salaire annuel estimé à 88 millions d’euros, bien au-dessus des 57 millions qu’il perçoit actuellement chez Red Bull. Ce contrat ferait de Verstappen le pilote le mieux payé de l’histoire de la F1 et l’un des sportifs les mieux rémunérés au monde. L’écurie Aston Martin, dont le sponsor principal est la compagnie pétrolière Saudi Aramco, s’appuie sur des moyens financiers colossaux pour renforcer son image et ses ambitions sportives. À cela s’ajoute l’engagement du propriétaire canadien Lawrence Stroll, déterminé à faire d’Aston Martin un candidat crédible au titre mondial. Sur le plan sportif pourtant, le projet semble encore fragile. Après quatre Grands Prix, l’écurie verte n’a marqué que 10 points grâce à Fernando Alonso et Lance Stroll, bien loin de ses espoirs de début de saison. Seule la saison 2023, où Alonso a signé plusieurs podiums, a laissé entrevoir un vrai potentiel. Toutefois, Aston Martin mise beaucoup sur 2026, année où la F1 entrera dans une nouvelle ère technique avec des moteurs hybrides renforçant la part de propulsion électrique. Un autre argument fort du projet Aston Martin réside dans l’arrivée récente d’Adrian Newey. L’ingénieur britannique, figure emblématique de Red Bull et architecte de la domination technique de l’équipe, a annoncé son départ. Il est fortement pressenti pour rejoindre Aston Martin. Un atout majeur, puisque c’est avec ses monoplaces que Max Verstappen a remporté ses quatre titres mondiaux. Le Néerlandais retrouverait également Honda, qui équipera l’équipe à partir de 2026, renouant ainsi avec les moteurs qui ont accompagné sa montée en puissance. Officiellement, Verstappen est lié à Red Bull jusqu’à fin 2028. Mais le contrat comprendrait des clauses de performance permettant une sortie anticipée si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Red Bull, bien que toujours compétitive, semble désormais sous pression. McLaren et Mercedes reviennent fort, et les tensions internes liées à la direction de l’équipe et aux départs annoncés fragilisent le projet. Verstappen, qui avait jusqu’ici affiché une grande loyauté envers Red Bull, pourrait être tenté par une nouvelle aventure plus stable et tournée vers l’avenir. Interrogé en conférence de presse, le pilote a minimisé les rumeurs : «Honnêtement, beaucoup de gens parlent, sauf moi.» Une déclaration qui n’a pas suffi à éteindre les spéculations, surtout à l’approche du Grand Prix d’Arabie saoudite, sur les terres de ceux qui financent largement le projet Aston Martin. Entre ambitions sportives, promesses technologiques et moyens financiers démesurés, l’écurie britannique pourrait bien devenir la nouvelle destination star de la Formule 1. Et Max Verstappen, en quête d’un nouveau défi, pourrait en être la pierre angulaire.
