
À l’heure où le monde célèbre, chaque 15 juillet, la Journée mondiale des compétences des jeunes, l’Algérie se distingue par une dynamique volontariste et structurante en faveur de sa jeunesse. Dans un communiqué publié à cette occasion, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a salué l’engagement des pouvoirs publics en faveur de l’autonomisation des jeunes générations.
Porté par une vision politique affirmée, l’État algérien multiplie les initiatives pour faire des jeunes les premiers artisans de la transformation économique et sociale du pays. Le communiqué publié par la CNDH rappelle que « l’Algérie s’emploie activement à assurer aux jeunes toutes les chances de mettre en valeur leurs compétences, à travers les nouvelles initiatives universitaires et les différents programmes de formation professionnelle ». L’enjeu est clair : créer les conditions optimales pour que les jeunes puissent exprimer leur plein potentiel dans un monde en mutation rapide. Et l’État semble en avoir pleinement conscience. Le CNDH souligne en ce sens que « l’Algérie s’employait activement à assurer aux jeunes toutes les chances de mettre en valeur leurs compétences en les encourageant notamment dans les universités à s’engager dans les différents domaines des incubateurs, des programmes de formation professionnelle, de l’entrepreneuriat, de la numérisation et de l’intelligence artificielle (IA) ». Cette stratégie nationale est intimement liée à la vision du Président Tebboune, qui a fait de la jeunesse une priorité de son action. Le Conseil note ainsi qu’un « intérêt particulier a été accordé à tous ces domaines dans le cadre des engagements et des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a affirmé, à de nombreuses occasions, que ‘l’Algérie nouvelle ne peut se construire qu’avec sa jeunesse, sachant que la jeunesse est la force motrice de toute relance économique et sociale”. Preuve de cette orientation, des mécanismes innovants ont vu le jour. Le CNDH salue ainsi « le lancement du Réseau national d’appui à l’entrepreneuriat et de financement des start-up et de l’élargissement des offres de formation professionnelle aux spécialités technologiques et métiers d’avenir”. Ce lancement symbolise «l’attachement de l’Etat à la concrétisation de politiques publiques pour autonomiser les jeunes et les accompagner dans la formation». Il ne s’agit pas seulement de former pour former, mais de renforcer l’équité territoriale et sociale à travers la montée en compétences de la jeunesse, y compris dans les zones les plus reculées du pays. Comme le précise encore le CNDH, « ces politiques adoptées s’inscrivent dans le cadre de la consécration de l’équité et de la réalisation du développement local, en assurant l’égalité des chances à toutes les catégories, y compris les jeunes dans les régions rurales et éloignées ».
La célébration de cette journée mondiale, instituée en 2014 par l’Assemblée générale des Nations unies, est donc une opportunité de plus pour mesurer le chemin parcouru, mais aussi les défis qui restent à relever. Le CNDH conclut en rappelant que « la Journée mondiale des compétences des jeunes, instituée par l’Assemblée générale (AG) de l’Organisation des Nations unies (ONU), en 2014, se veut une occasion renouvelée pour sensibiliser à l’importance stratégique de doter les jeunes des compétences nécessaires à leur insertion professionnelle et valoriser les efforts nationaux consentis pour leur autonomisation”.
Dans un monde en perpétuelle mutation, la jeunesse algérienne se positionne désormais non plus comme une charge, mais comme un atout stratégique. Encore faut-il que cet élan soit maintenu, consolidé, et traduit par des résultats concrets à long terme.
G. Salah Eddine
