
SON FRISSON• Écoute, réduction de bruit : le nouveau casque audio WH-1000XM6 que vient de lancer Sony garde sa place sur la plus haute marche du podium
On le reconnaît entre tous. Le casque WH-1000X de Sony revient dans une nouvelle version, sixième du nom. Trois ans (déjà !) après le WH-1000XM5, le WH-1000XM6 sort du bois, bien décidé à défendre le titre de « meilleur casque à réduction de bruit de marché » de son aîné, salué de toutes parts (et désormais tombé sous la barre des 330 euros). Plus cher, qu’apporte de nouveau le WH-1000XM6 que vient de lancer Sony ? 20 Minutes a pu le tester.
Des retouches esthétiques à la marge
Nouvelle boîte rigide et moins épaisse, nouvel arceau, coussinets en simili cuir à mémoire de forme et au confort amélioré, oreillettes avec commandes tactiles à droite et physiques à gauche, look toujours aussi épuré, finition mate… le nouveau casque premium de Sony opère quelques retouches esthétiques à la marge. Bonne nouvelle cependant : il redevient pliable (les 1000XM4 et M5 ne l’étaient plus, ce qui leur avait été vertement reproché). Sur la tête, ses 250 grammes restent très discrets, même après un usage prolongé. Une fois appairé, ce casque Bluetooth LE Audio (compatible avec les codecs SBC, AAC, LDAC, mais pas les codecs AptX) prend tout son sens grâce à l’application Sound Connect de Sony.
Une application pour « façonner » son casque
Austère au premier abord (mais finalement assez simple d’emploi), celle-ci permet de se façonner un casque à son usage, avec de nombreux réglages qu’il faut prendre soin d’effectuer. Ceux du contrôle de la réduction de bruit (activée, ou avec son ambiant) ; du mode d’écoute (standard, musique de fond, cinéma) de l’égaliseur avec deux réglages personnalisés sur dix bandes de fréquences ; ou encore de la fonction « Parler pour chatter » qui permet, dès qu’une voix est entendue, de baisser automatiquement le volume d’écoute (trois sensibilités ajustables). Voilà pour la base. Sony va encore plus loin pour épauler l’utilisateur du WH-1000XM6, avec une fonction qui aide à trouver son équilibre musical favori (en proposant plusieurs types d’écoute à adapter à son oreille et à son goût), ou, par exemple, avec une fonction baptisée « Scene ». Celle-ci automatise le lancement de la musique dès que le casque est porté, et active des notifications vocales (messages reçus, heure, rappels calendrier…). Bien pratique lorsque l’on a envie de garder son smartphone dans la poche, notamment lorsque l’on va courir…
Des basses plus présentes
À l’arrivée, la qualité d’écoute prodiguée est indiscutable. Si le constructeur a visiblement accentué légèrement le niveau de basses de son casque (sans doute pour séduire une clientèle jeune), rien ne manque ici : ni des basses fréquences, charnues et pouvant marteler les tympans ; ni les voix bien détachées et texturées ; ni les aigus, ciselés par un orfèvre. Pour nos essais, nous avons multiplié les écoutes de différents styles musicaux, du classique au rock le plus dur, trouvant toujours le juste équilibre. Bien évidemment, notre écoute s’est également portée sur la qualité… du silence, soit celle de la réduction de bruit. Pour son nouveau casque, Sony a augmenté le nombre des micros (douze au lieu de huit), et inaugure une nouvelle puce pour traiter les bruits (baptisée QN3). Celle-ci est promise comme étant sept fois plus rapide. Impossible de vérifier ce qu’implique ce « sept fois plus rapide » pour un usage en situation, sinon que le WH-1000XM6 se montre particulièrement véloce, notamment lorsque l’on active le mode « Ambiant » (celui où l’utilisateur peut conserver une oreille sur les sons qui l’entourent). Dans les transports en commun, le casque WH-1000XM6 de Sony réduit presque à néant tous les bruist environnants. Gare, cependant à la fonction « Parler pour chatter », véritable tannée dans les transports en commun lorsque activée en plus de la réduction de bruit. Le premier guignol assis à proximité et téléphonant en toute impudeur haut-parleur du smartphone activé ne cessera d’interrompre votre écoute dès que lui ou son interlocuteur ouvriront leur bouche. Las ! À désactiver dans de telles conditions. Mais c’est aussi (et surtout) dans les transports que cette fameuse réduction de bruit réalise un vrai boulot de dingue.
Museler ses collègues au bureau
Sitôt le casque sur la tête, une vraie bulle de silence se crée autour de son utilisateur, bâillonnant littéralement les sons d’une rame de train, les bruits de fond, les voix alentour. Même constat au bureau : à la rédaction de 20 Minutes, la réduction de bruit du WH-1000XM6 a « muselé » les collègues les plus en verve (des noms ?), nous permettant de parfaitement nous concentrer sur l’écriture de ce test. Même notre frappe sur les touches de notre clavier s’est totalement effacée ! Perdurent quelques hautes fréquences, soit des sons aigus qui réussissent parfois à percer la carapace du casque, mais qui parviennent aux oreilles de façon très atténuée. Et pas besoin de coupler réduction de bruit et écoute musicale à un volume élevé pour s’isoler : même à très faible volume, on peut profiter d’une musique de fond sans être dérangé. Au cours de différents déplacements, nous nous sommes même parfois surpris à porter le casque, sans écouter de musique, simplement avec la réduction bruit activée, afin de faire le quasi-silence autour de nous pour nous détendre. Une nouvelle fois, la réduction de bruit Sony se distingue haut la main. Et avec une autonomie de 30 heures d’écoute réduction de bruit activée, une charge hebdomadaire devrait largement suffire. Si le WH-1000XM6 de Sony ne révolutionne pas l’expérience qui était celle du casque qui l’a précédé (entre le 1000XM5 et le 1000XM6, c’est un peu comme entre un iPhone 15 et iPhone 16 !), quelques améliorations significatives hissent ce casque premium au plus haut niveau. Mais aussi à un niveau de prix très élevé : 450 euros, soit 30 euros de plus que pour le WH-1000XM5 à son lancement. Est-ce justifié ? C’est toujours « trop cher »… Mais alors que sur ce segment, la concurrence s’est accrue (notamment avec Sonos et son casque Sonos Ace, actuellement à 379 euros ; ou encore le QuietComfort Ultra, de Bose, vendus de 399 euros), Sony marque son territoire et conserve une petite longueur d’avance sur ses concurrents.
