
à quarante-huit heures du lancement de la 1re édition des Jeux africains scolaires, Annaba est déjà fin prête pour la grande soirée d’ouverture. Le stade du 19-Mai-1956, qui abritera le big cérémonial, est habillé de ses plus beaux atours. Le spectacle sera tout aussi exceptionnel, promettent les organisateurs.
L’Algérie s’apprête à abriter, dès ce week-end, un grand rassemblement sportif continental dédié aux masses juvéniles des nations africaines. Première en leur genre, les Jeux africains scolaires seront lancés samedi à partir de la coquette Annaba, l’une des villes algériennes retenues pour accueillir les compétitions. La cérémonie d’ouverture est projetée à partir de 20 heures, au grand stade de la ville. On présage d’une fête grandiose ouverte gracieusement au public local. «L’accès au stade pourra se faire à partir de 18h00 et il sera gratuit. Les familles ont été conviées vivement à honorer de leur présence cette cérémonie», ont communiqué les organisateurs de l’événement. Pour le spectacle, ces derniers gardent jalousement la surprise des détails, mais ils promettent une soirée mémorable qui ne laisserait pas indifférent.
1761 athlètes de 50 nations engagés
On laisse entendre que le show sera exceptionnel, à la hauteur de cet événement qui a mobilisé pas moins de 50 nations africaines qui ont souscrit à ces joutes qui s’étaleront jusqu’au 5 août prochain. Ils seront quelque 1761 athlètes dont 1064 garçons et 697 filles, représentant 50 nationalités, à prendre part aux compétitions à travers 25 disciplines sportives. En tout, l’événement mobilisera sur les terrains près de 3000 jeunes athlètes et encadreurs. Un véritable record en soi pour la toute première édition de ces Jeux Africains scolaires (JAS). Les compétitions seront réparties sur quatre villes : Annaba, Constantine, Sétif, et enfin Skikda. L’événement est placé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. L’idée est partie d’une réflexion conjointe de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), présidée par l’ex- président du comité olympique algérien, Mustapha Berraf, et de la Fédération internationale du sport scolaire (ISF). Le projet sera alors scellé à travers une convention signée lors des Jeux olympiques de Paris 2024. «Cette première édition des JAS vise à devenir un levier de promotion du sport scolaire en Afrique et une plateforme d’échange entre jeunes du continent», selon la communication officielle algérienne.
La mobilisation continentale, témoin d’une confiance à l’organisation algérienne
Selon l’ACNOA, «ces Jeux incarnent une vision ambitieuse : offrir à la jeunesse africaine une vitrine d’excellence sportive et culturelle. Ils constituent un véritable tremplin pour les champions africains de demain». «Ces Jeux sont l’aboutissement d’un rêve collectif et incarnent une vision ambitieuse : celle d’offrir à la jeunesse africaine une plateforme d’excellence sportive et d’échanges culturels inédite», avait indiqué le président de l’ACNOA, Mustapha Berraf, cité dans un communiqué diffusé récemment. Le chairman ajoutera que cet événement «est un tremplin pour les champions de demain». Commentant la grande mobilisation qu’ont suscité ces Jeux, Berraf y voit là le «reflet de la confiance accordée par les Comités nationaux olympiques africains en l’organisation algérienne et témoigne de l’importance stratégique accordée au développement du sport scolaire sur le continent». Dans ce sillage, le président de l’ACNOA a appuyé que le parrainage du président de la République de ces JAS «témoigne de l’importance accordée par les plus hautes autorités du pays à cet événement exceptionnel». La démarche «constitue aussi un gage de réussite pour l’organisation, souligne l’engagement de l’Algérie envers le développement du sport en Afrique et illustre la volonté du pays de jouer un rôle moteur dans la promotion des valeurs olympiques et sportives dans le continent», a-t-il également souligné. Dès ce samedi, place donc à l’action pour concrétiser ces idéaux sur le terrain. Et que la fête soit !
Djaffar Chilab
