
En salles depuis hier 30 juillet 2025, “Dracula” de Luc Besson fait sensation. Cette nouvelle adaptation du mythe imaginé par Bram Stoker mêle amour éternel, atmosphères gothiques et esthétique raffinée. Une œuvre tournée entre la Laponie glacée, les forêts françaises et même… la maison du réalisateur.
C’est en effet en Normandie, sur sa propriété de l’Orne, que Luc Besson a installé une partie de son équipe pour quelques scènes clés. Selon “Ouest-France”, le cinéaste possède depuis 1988 le domaine des Lettiers, un ancien château en ruine restauré, devenu siège de sa société Digital Factory. C’est aussi là qu’est réalisée une grande partie des sons et bruitages de ses films. Le lieu a accueilli une demi-journée de tournage pour “Dracula”, notamment grâce au soutien financier de la Région Normandie, investie dans le projet.

Une adaptation centrée sur l’amour
L’essentiel du tournage s’est cependant déroulé en Laponie, entre paysages glacés et clairs-obscurs naturels, puis dans le Jura, pour recréer la nature sauvage entourant le château du comte. Les scènes urbaines, elles, ont été tournées en studio, où le Paris de la Révolution française et la Transylvanie de légende ont été minutieusement reconstitués.
Mais au-delà du décorum, c’est l’histoire qui intrigue : celle d’un prince dévasté par la perte de son épouse, qui renonce à Dieu et embrasse la malédiction vampirique pour pouvoir retrouver un jour l’amour de sa vie. Ce jour arrive quatre siècles plus tard, à Paris. « Cet homme qui attend quatre siècles la réincarnation de sa femme, c’est l’histoire d’amour ultime », confie Luc Besson, pour qui “Dracula” est avant tout une grande fresque romantique. Le film porte d’ailleurs en sous-titre A Love Tale, comme pour mieux ancrer sa singularité dans l’univers des adaptations du roman culte.
Un casting international et inspiré
Pour incarner son vampire passionné, Luc Besson retrouve Caleb Landry Jones, révélé dans “Dogman” en 2023. Il lui confie ici un rôle tout aussi intense, mais plus intime et tourmenté. À ses côtés, la révélation Zoë Bleu — fille de Rosanna Arquette — apporte une présence magnétique dans le double rôle de l’épouse originelle et de sa réincarnation, Mina.
Christoph Waltz campe un prêtre singulier, loin des clichés de chasseur de vampires traditionnels, tandis que Guillaume de Tonquédec incarne un professeur rationnel confronté à l’irrationnel. L’Italienne Matilda De Angelis complète ce casting cosmopolite, à la croisée du drame, de la légende et du fantastique.
Avec “Dracula”, Luc Besson signe un retour audacieux, mêlant romantisme noir, relecture historique et passion éternelle. Une œuvre à part, aussi personnelle que spectaculaire, qui donne au comte buveur de sang une profondeur inédite… et une âme.
