
Sous les projecteurs du stade Nelson Mandela de Baraki, le sport a transcendé, hier, la simple compétition pour devenir le porte-voix d’une cause. Pour sa toute première sortie historique, la sélection de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) a tenu tête aux légendes du football algérien lors d’une rencontre riche en émotions qui s’est soldée par un score de 0-0.
Dès le coup d’envoi, les hommes de Kentaui Mohamed Salem ont montré qu’ils n’étaient pas venus à Alger pour faire de la figuration. Portée par une discipline tactique exemplaire, la sélection sahraouie a bousculé les certitudes des stars algériennes.
Le tournant de la première période est intervenu à la demi-heure de jeu : sur une percée fulgurante, l’attaquant Bolahe Nan s’est retrouvé en position idéale pour ouvrir le score. Il a fallu toute l’expérience et le réflexe salvateur de Mohamed Lamine Zemmamouche dans les cages algériennes pour préserver le clean-sheet et éviter la surprise. C’eatit la seul vraie occasion de la première période.
Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Djamel Belmadi et El Hadj Aissa ont repris le contrôle du jeu, faisant parler leur technique pour assoir leur domination. La pression algérienne s’est intensifiée jusqu’à obtenir un penalty à la 70e minute, suite à une faute dans la surface de réparation.
C’est Ibrahim Bousheba qui s’est présenté face au portier sahraoui pour débloquer la situation. Malheureusement pour les locaux, sa tentative a fui le cadre, laissant le tableau d’affichage figé à 0-0. Malgré les assauts répétés des Verts en fin de match, la défense sahraouie, articulée autour de son capitaine Moulud Said, est restée impériale jusqu’au coup de sifflet final.
Au-delà du rectangle vert, le succès de cette journée s’est mesuré dans les tribunes. L’atmosphère, etait particulièrement conviviale, a réuni de nombreuses familles algériennes et des membres de la communauté sahraouie résidant à Alger.
Ce match, placé sous le signe du respect mutuel, a parfaitement illustré le slogan de l’événement : « Le sport au cœur des causes justes ».
G. Salah Eddine
