
L’USM Alger, vainqueur de la Coupe d’Algérie 2025, poursuit son stage à Tabarka, en terre tunisienne, en scrutant l’arrivée d’un entraîneur. Le directeur général sportif, Saïd Allik, figure emblématique du club, pourtant rompu à la gestion dans le monde du football, semble cette fois éprouver de la peine pour dénicher un coach à son équipe.
Du jamais-vu à l’USM Alger, ni dans les annales du football national d’ailleurs. On a beau remonter dans le temps, fouiner dans l’histoire, le cas de l’USM Alger reste de l’inédit. Le club est à quelques jours de boucler son stage d’intersaison et à des encablures du lancement de la compétition officielle, mais toujours sans entraîneur. De plus, la situation remonte à la saison dernière. Heureusement qu’il y a ce paradoxe heureux qui n’altère pas cette histoire qui peine à prendre fin : l’USMA a gagné la Coupe d’Algérie de l’exercice précédent sans entraîneur en chef et enchaîne avec une préparation gagnante toujours sans entraîneur. L’équipe a signé son deuxième succès de suite en battant dimanche dernier le CS Ben Arous (D2 tunisienne) en match de préparation, sur le score de 1 but à 0. Réalisation signée Guenaoui dès l’entame du match.
L’ÉQUIPE INSOUCIANTE POURSUIT SA PRÉPARATION GAGNANTE
Auparavant, les Usmistes avaient également pris le dessus lors de leur premier test jeudi dernier sur le CS Bizerte, pensionnaire de la Division 1 tunisienne, sur le même score d’un but à zéro grâce à Benzaza, au moment où le référée de la rencontre s’apprêtait à siffler la fin des débats. C’est dire que Hadj Adlane, déjà désigné en fin de saison entraîneur sur papier pour juste éviter les sanctions financières, avant d’être remercié après le sacre en Coupe d’Algérie, puis repêché pour accompagner l’équipe et assurer l’intérim cette fois sur le terrain, semble avoir la bonne main pour l’heure. Tout comme le préparateur physique et le coach des gardiens qui ont dirigé le premier regroupement d’Alger. L’équipe prospecte encore pour dénicher un dernier sparring partner avant de rentrer à Alger. Pendant ce temps, le directeur général sportif, Saïd Allik, poursuit ses efforts en vue de recruter enfin un entraîneur qui prendra en main l’équipe en prévision de l’entame de la saison chargée qui l’attend : Championnat, Coupe et
Coupe de la CAF. Selon une source réputée proche d’Allik, ce dernier serait en contact avec un quatrième coach après l’échec des pourparlers avec les trois premières pointures visées. Toujours à en croire la même voix, le boss usmiste a d’abord raté Aliou Cissé qui aurait réclamé cher, quelque 140 000 euros, pour tout le staff qui aurait débarqué avec lui. Puis Eric Shelle qui aurait exigé rien que pour lui une indemnité de 80 000 euros.
ALLIK A-T-IL VISÉ GRAND, TROP GRAND ?
Dans ses entreprises, Allik a vraisemblablement voulu voir grand pour l’USMA. Mais il ne devait pas être sans savoir qu’on ne pouvait embaucher, pour des miettes, deux entraîneurs en place dans des sélections nationales de plus à la veille d’échéances continentale et mondiale. Et puis, il y a le coach espagnol Garido, un ex-Usmiste et le premier à être contacté, et avec lequel les négociations avaient pourtant bien avancé, avant que le boss usmiste ne renonce à sa piste sous l’influence de la rue peu enthousiaste à son retour. Reste à savoir maintenant quelle nouvelle piste est en train de lorgner l’homme à tout faire de l’USMA. En effet, parallèlement, Allik ne fait pas que chercher un coach, Il a déjà fait signer, côté joueurs, le défenseur international camerounais Che Malone Junior de Simba SC (Tanzanie), le milieu offensif de l’USMH, Mohamed Bouderbala, et le milieu mouloudéen Zakaria Draoui. Sa plus récente signature, il l’a apposée sur la libération du jeune milieu Abdelkrim Naâmani qui a dû accepter une résiliation à l’amiable de son contrat et quitter le stage de Tabarka samedi dernier. Le mercato n’est pas pour autant fini du côté de l’USMA. D’autres départs sont en négociations, d’autres arrivées aussi. Mais celle qui fait le plus jaser les fans d’impatience est sans doute celle du coach qui ne pointe toujours pas. A Soustara, on reste accroché au dernier acte d’«En attendant Godot »…
Djaffar Chilab
