
Le regain de popularité de la Formule 1 ne se dément pas. Alors que le calendrier de la saison 2026 a déjà été gravé dans le marbre par la Fédération internationale de l’automobile (FIA) en juin dernier, les candidats se bousculent au portillon pour y entrer en 2027. En effet, alors qu’Imola va céder sa place à Madrid, plusieurs circuits tels Zandvoort, Barcelone ou encore Bakou arrivent au terme de leur engagement avec la F1, avec le tracé néerlandais qui a déjà renoncé à le prolonger et tirera sa révérence sur un week-end sprint la saison prochaine. Ce qui aiguise les appétits aux quatre coins du monde. Ainsi, en Asie, la Thaïlande a récemment lancé sa candidature quand la Corée du Sud et l’Indonésie ont également fait un pas vers le promoteur du championnat du monde. Pour ce qui est de l’Europe, la Turquie a également fait acte de candidature alors que la fédération locale a pris le contrôle du circuit d’Istanbul. A cette liste, il faut désormais ajouter le Portugal, selon la récente prise parole du Premier ministre Luis Montenegro.
Lors d’un meeting de son parti politique, ce dernier a évoqué un potentiel retour de la F1 sur le circuit de Portimão, sur lequel le Grand Prix du Portugal a été organisé en 2020 et 2021, avec deux victoires de Lewis Hamilton, pendant la crise sanitaire liée au coronavirus qui a fermé les portes de plusieurs pays accueillant habituellement la discipline. «Nous assurons l’organisation du MotoGP, l’épreuve reine du motocyclisme mondial, pour 2025 et 2026, a-t-il déclaré. Je suis en mesure de vous dire que nous avons tout qui est prêt pour formaliser le retour de la Formule 1 en Algarve en 2027. » S’il admet que « ces événements impliquent certains efforts financiers de la part du gouvernement », Luis Montenegro a mis l’accent sur ce que peut rapporter l’accueil de la F1 dans l’Algarve. « Ils offrent un retour, qu’il soit financier direct ou indirect en termes de promotion, qui en vaut sincèrement la peine », a-t-il lancé. Un soutien au plus haut niveau de l’Etat qui pourrait peser au moment de présenter un dossier solide à la F1, alors que le nombre de créneaux disponibles au calendrier à l’horizon 2027 sera très réduit.
