
L’image était impressionnante. Alors qu’il se faisait soigner une très grosse ampoule au pied droit lors de sa victoire face à Learner Tien, au premier tour de l’US Open (6-1, 7-6 [3], 6-2), les écrans du court Arthur-Ashe ont proposé un gros plan sur le visage de Novak Djokovic. Cerné, rouge cramoisi, la bouche ouverte et tentant de respirer comme un poisson hors de son bocal, il faisait terriblement son âge (38 ans).
Plus tôt, on l’avait vu se manipuler la cage thoracique lors d’un changement de côté, comme s’il cherchait à optimiser une respiration insatisfaisante. On l’a vu aussi faire travailler sa cheville gauche, étirer son dos, se toucher un genou. À tel point qu’on finissait par ne plus savoir quelle partie de son corps n’était pas douloureuse.
Dans ce deuxième set où son manque de compétition s’est fait criant, Djokovic a aussi fait de grosses fautes et des mauvais choix, comme ces nombreuses montées où il se faisait cueillir dans le «no man’s land» comme un bon débutant.
Heureusement pour lui, débutant, il ne l’est plus depuis longtemps. Le Serbe connaît toutes les ficelles du métier et il a su se remettre dans le sens de la victoire pour finir en trois sets face à un Tien qui n’était pas loin de prendre un set et de pousser un peu plus dans ses retranchements un Djokovic visiblement rouillé. Mais l’essentiel est là avec cette victoire en trois sets et une qualification pour le deuxième tour. Il y fera face au qualifié américain Zachary Svajda et aura l’occasion de continuer sa montée en régime.
