
Quelques semaines après avoir sélectionné ses fournisseurs, la société algéro-qatarie Baladna entame désormais la phase de recrutement d’un personnel qualifié, chargé de concrétiser une mission ambitieuse : transformer une zone désertique du pays en un véritable pôle de l’industrie laitière.
En prévision de l’entrée en production de la première phase du projet, prévue essentiellement pour l’année 2026, Baladna procède à la constitution de ses premières équipes dans divers secteurs d’activités : agronomie, restauration, hébergement, gestion des stocks, entre autres.
Ce projet franchit ainsi une étape décisive avec le lancement du processus de recrutement, essentiel à sa mise en œuvre. Une centaine de postes à pourvoir ont été annoncés dans cette première étape, qui sera suivie, dans les prochaines années, par le recrutement de plus de 5.000 employés directs. En d’autres termes, ce mégaprojet, dont l’investissement s’élève à 3,5 milliards de dollars et qui vise à révolutionner l’agriculture dans les régions sahariennes, aura un impact significatif sur la situation socioéconomique des habitants de la région.
Cette campagne de recrutement, couplée à la signature de plus de 14 contrats avec des acteurs locaux et internationaux, marque une avancée majeure vers la concrétisation du projet Baladna. Elle intervient à un moment où l’entreprise a déjà finalisé le choix de ses fournisseurs d’équipements pour le lancement de la première phase de ce projet à forte valeur ajoutée pour l’économie nationale. Ce premier volet comprend la mise en valeur d’environ 100.000 hectares, l’installation de 700 pivots d’irrigation destinés aux cultures fourragères, la création de deux fermes pour l’élevage bovin, ainsi que la construction de l’une des deux usines de production de lait en poudre. Cette phase initiale prévoit l’introduction de 10.000 vaches laitières à haut rendement, avant d’atteindre, à terme, un cheptel de 250.000 vaches.
Pour la mise en place des infrastructures de base, la société algéro-qatarie a déjà mobilisé un investissement de 500 millions de dollars. Celui-ci comprend des contrats avec des fournisseurs de technologies de pointe reconnus au niveau international, que ce soit dans les domaines de l’irrigation, de la fabrication de lignes de production laitière, de la traite automatique ou encore de l’élaboration des études techniques et de la planification.
Parmi les entreprises partenaires figurent notamment la société allemande GEA Technologies, UCC-Urbacon, la société turque AFKO, ainsi que l’américain Valmont. À l’approche de la mise en service de la première phase, les responsables du projet mènent désormais une véritable course contre la montre afin de respecter les délais fixés.
La date retenue pour la réception de cette première phase n’a d’ailleurs rien d’anodin : elle coïncidera avec la campagne de moisson-battage prévue pour l’année prochaine, laquelle sera également marquée par l’arrivée des premiers troupeaux de vaches laitières, dont une partie proviendra des États-Unis.
A. R.
