
Ce rendez-vous cinématographique, désormais incontournable en Algérie, mettra à l’honneur le Vietnam, pays invité de cette édition, et proposera une riche programmation dévoilée progressivement sur les réseaux sociaux des organisateurs. Quatre compétitions structureront l’événement : la compétition officielle des courts métrages de fiction, avec vingt films sélectionnés, une compétition dédiée à sept films d’animation, une autre consacrée à huit films sur la révolution, ainsi qu’un espace réservé au documentaire. Une attention particulière sera accordée à l’inclusion à travers des projections thématiques sur le handicap, parmi lesquelles figurent «Human» d’Issam Taâchit et «Al Sakia» de Naoufel Kalache. Le public pourra également découvrir des productions bollywoodiennes, ainsi qu’une Semaine des critiques, comprenant notamment «Algiers» de Chakib Taleb-Bendiab, «Deux hommes, un destin» de Mustefa Ozgun et «Land of revenge» d’Anis Djaad.
La cérémonie d’ouverture sera ponctuée par un concert exceptionnel de la chanteuse aurésienne Houria Aïchi. Le volet formation occupera une place importante avec deux masterclass : l’une consacrée à la critique cinématographique animée par Ilyes Boukhamoucha, l’autre à l’ingéniorat du son dirigée par Kamel Mekesser. Cinq workshops viendront compléter ce programme, encadrés par Amira Beja (scénographie cinématographique), Dabbouni Walid (réalisation), Nazim Larabi Saber (film de fiction), Smaïl Soufit (scénario) et Aïssa Ben Saïd (documentaire).
La composition des jurys illustre la diversité et l’ouverture du festival. Le réalisateur égyptien Khaled Youssef présidera le jury de la compétition des courts métrages, aux côtés de Nadia Kaci et de l’actrice italo-tunisienne Yasmine Bouabid. Le jury du documentaire sera dirigé par le Sénégalais Moussa Sène Absa, assisté d’Elkheyer Zidani et de la Suissesse Sam Genet. Celui de l’animation réunira Shawki Boukaf et la Bulgare Nadezhda Slavova, tandis que le jury de la critique, chargé des films révolutionnaires et des longs métrages de fiction, sera présidé par Ahmed Bedjaoui, avec la participation de Salim Aggar, Djamel Eddine Hazourli et Abdelkrim Kadri. Un hommage particulier sera rendu à trois grandes figures du cinéma arabe : l’acteur syrien Salloum Haddad, l’actrice algérienne Malika Belbey et le comédien-réalisateur tunisien Salah Jday. Le visuel de cette cinquième édition symbolise à la fois le mausolée d’Imedghassen, patrimoine millénaire de la région, et «Le vent des Aurès» de Mohammed Lakhdar-Hamina, premier long métrage algérien distingué à l’international et primé au Festival de Cannes. Par cette référence, le festival célèbre une œuvre majeure, la mémoire de son réalisateur et le talent d’une grande comédienne. Le Festival international du film Imedghassen s’affirme ainsi comme une plateforme de rencontre et de dialogue entre cinéastes du monde entier, tout en inscrivant Batna et son patrimoine historique dans une dynamique où le cinéma devient un vecteur de mémoire, de partage et d’émergence pour les jeunes talents.
Cheklat Meriem
