
À Monza, temple de la vitesse, Max Verstappen a retrouvé des ailes. Le Néerlandais a remporté le Grand Prix d’Italie, sa première victoire depuis mai et seulement la troisième cette saison. Parti en pole après avoir signé le tour le plus rapide de l’histoire du circuit, le quadruple champion du monde a dominé la course de bout en bout, s’imposant avec près de vingt secondes d’avance sur Lando Norris et Oscar Piastri, les deux McLaren.
Le départ avait pourtant offert son lot de frissons : tassé dans l’herbe au premier virage par Norris, Verstappen a dû céder temporairement sa place avant de reprendre les commandes dès le quatrième tour. Après un arrêt aux stands au 38e passage, il a brièvement laissé les McLaren passer devant, mais a rapidement repris son bien lorsque Piastri puis Norris ont ravitaillé. «Ce fut une journée formidable, l’exécution a été parfaite. Quel week-end !», savourait le pilote Red Bull, toujours troisième du championnat, mais relégué à 94 points de Piastri.
Derrière lui, l’ambiance était plus tendue chez McLaren. Norris a terminé deuxième mais à l’issue d’un ordre d’équipe controversé : revenu derrière son coéquipier après un arrêt trop lent, il a été favorisé par un “laisser-passer” imposé à Piastri, qui n’a pas caché son amertume. «Nous faisons parfois des erreurs, celle-ci en faisait partie», a lâché Norris, soulagé de réduire l’écart avec Piastri à 31 points.
Les Ferrari ont eu droit à l’ovation des tifosi : Charles Leclerc a pris la 4e place, Lewis Hamilton a terminé 6e après une belle remontée depuis la 10e position, pénalisée sur la grille. Plus loin, Aston Martin a vécu une journée noire : Lance Stroll n’a pu faire mieux que 18e, tandis que Fernando Alonso a abandonné sur problème de suspension, alors qu’il visait les points.
Au classement, Piastri conserve la tête, talonné par Norris. Verstappen, trop loin, sait que sa série de quatre titres mondiaux touche à sa fin, mais à Monza, il a prouvé qu’il restait l’homme à battre quand Red Bull retrouve sa pleine vitesse.
