Les calculs rénaux : Attention aux complications

Les calculs rénaux, communément appelés « pierres aux reins », sont des cristaux qui se forment dans les reins et peuvent entraîner de vives douleurs.

Les calculs rénaux, qu’est-ce que c’est ?
Les calculs rénaux, communément appelés « pierres aux reins », sont des cristaux durs qui se forment dans les reins et peuvent entraîner de vives douleurs. Les médecins utilisent le terme lithiase urinaire pour désigner ces cristaux, qui peuvent aussi se retrouver dans le reste de l’appareil urinaire : dans la vessie, l’urètre ou les uretères (voir schéma).
Dans près de 90 % des cas, les calculs urinaires se forment à l’intérieur d’un rein. Leur taille est très variable, allant de quelques millimètres à plusieurs centimètres de diamètre. La plupart d’entre eux (80%) s’éliminent spontanément en passant à travers les divers conduits du système urinaire et n’entraînent que peu de symptômes.
Cependant, les uretères, situés entre les reins et la vessie, sont des conduits de très petit calibre. Un calcul formé dans le rein, qui est en transit vers la vessie, peut facilement obstruer un uretère et ainsi causer de vives douleurs. C’est ce qu’on appelle la colique néphrétique.

Les différents types de calculs
La composition chimique du calcul dépend de la cause, mais la majorité des calculs rénaux contiennent du calcium. Des tests d’urine et une analyse des calculs récupérés permettent de connaître leur composition.

Calculs à base de calcium
Ils comptent pour environ 80 % de tous les calculs rénaux. Ils englobent les calculs à base d’oxalate de calcium (les plus fréquents), de phosphate de calcium ou d’un mélange des deux. Ils sont causés par la déshydratation, un apport excessif de vitamine D, certaines maladies et certains médicaments, des facteurs héréditaires ou une alimentation trop riche en oxalate (voir Alimentation dans la section Prévention).

Calculs de struvite
Ils sont liés aux infections urinaires chroniques ou à répétition d’origine bactérienne et représentent environ 10 % des cas1. Contrairement aux autres types de calculs, ils sont plus communs chez les femmes que chez les hommes. Souvent, ils se forment chez les personnes qui ont une sonde vésicale

Calculs d’acide urique
Ils représentent de 5 à 10 % des calculs rénaux. Ils se forment en raison d’une concentration anormalement élevée d’acide urique dans l’urine. Les gens atteints de la goutte ou qui reçoivent une chimiothérapie sont plus enclins à en souffrir. Ils peuvent aussi être causés par une infection.

Calculs de cystine
Cette forme est la plus rare. Dans tous les cas, leur formation est attribuable à la cystinurie, une anomalie génétique qui entraîne l’excrétion d’une quantité excessive de cystine (un acide aminé) par les reins. Ce type de calcul peut survenir dès l’enfance.

Qui est touché par les calculs rénaux ?
Les calculs rénaux sont très fréquents, et leur prévalence semble avoir augmenté au cours des 30 dernières années. De 5 % à 10 % des individus vivront une crise de colique néphrétique au cours de leur vie. Les calculs rénaux surviennent plus fréquemment dans la quarantaine. Ils sont 2 fois plus fréquents chez l’homme que chez la femme. Certains enfants peuvent aussi être atteints.
Plus de la moitié des personnes qui ont déjà eu un calcul en auront de nouveau dans les 10 ans qui suivent la première crise. La prévention est donc très importante.

Causes des calculs
Les calculs sont le résultat de la cristallisation de sels minéraux et d’acides présents en trop forte concentration dans l’urine. Le processus est le même que celui que l’on observe dans de l’eau contenant beaucoup de sels minéraux : au-delà d’une certaine concentration, les sels commencent à se cristalliser.
Les calculs rénaux peuvent être la conséquence d’un grand nombre de facteurs. Le plus souvent, ils sont dus à un manque de dilution des urines, c’est-à-dire à une consommation trop faible d’eau. Une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucre ou en protéines, peut également être en cause. Dans bien des cas, on ne retrouve toutefois pas de cause précise pouvant expliquer la formation des calculs.Plus rarement, une infection, certains médicaments, une maladie génétique (comme la fibrose kystique ou l’hyperoxalurie) ou métabolique (comme le diabète) peuvent entraîner la formation de calculs urinaires. De même, les malformations des voies urinaires peuvent être en cause, surtout chez les enfants.

Complications possibles des calculs rénaux
Les complications sont plutôt rares si les calculs sont bien soignés. Cependant, il peut arriver qu’en plus d’une obstruction d’un uretère par un calcul, une infection s’installe. Cela peut entraîner une infection sanguine (septicémie) qui nécessitera une intervention d’urgence. Une autre situation qui peut devenir grave est celle où une personne n’ayant qu’un seul rein présente une colique néphrétique.
Important : les risques pour la santé associés aux calculs rénaux sont grands; il est très important d’être suivi adéquatement par un médecin.

Les symptômes des calculs rénaux

  • Une douleur soudaine et intense dans le dos (d’un côté, sous les côtes), irradiant dans le bas du ventre et vers l’aine, et souvent vers vers la zone sexuelle, vers un testicule ou vers la vulve :
    La douleur peut durer quelques minutes ou quelques heures. Elle n’est pas nécessairement continue, mais elle peut devenir d’une intensité insoutenable.
  • des nausées et des vomissements ;
  • du sang dans l’urine (pas toujours visible à l’oeil nu) ou une urine trouble ;
  • parfois, une envie pressante et fréquente d’uriner ;
  • en cas d’infection urinaire concomitante, heureusement pas systématique, on ressent aussi une sensation de brûlure lorsqu’on urine, ainsi qu’un fréquent besoin d’uriner. On peut aussi avoir de la fièvre et des frissons.
    De nombreuses personnes ont des calculs rénaux sans même le savoir, car ceux-ci n’entraînent aucun symptôme en tant que tel, à moins d’obstruer un uretère ou d’être associés à une infection. Il arrive que l’on découvre la présence d’une lithiase urinaire lors d’un examen radiographique effectué pour une
    autre raison.

Peut-on prévenir les calculs rénaux ?
Les mesures préventives s’adressent d’abord aux personnes à risque ou à celles qui ont déjà eu des calculs rénaux. Les approches suivantes peuvent aider, mais pour qu’elles soient plus efficaces, il est préférable de déterminer la cause des calculs en se soumettant à divers tests (voir Traitements médicaux).

Mesures pour réduire le risque ou prévenir les récidives

Hydratation
Le meilleur moyen de prévenir les calculs rénaux est de boire suffisamment, ce qui veut dire au moins 2 litres d’eau ou d’autres types de boissons chaque jour (jus, bouillons, café, etc.). L’eau est à privilégier. Il faut penser à s’hydrater davantage lorsqu’on fait des efforts physiques intenses (l’apport de liquide doit être alors d’au moins 3 litres par jour) et durant la saison estivale. Les personnes qui vivent dans un climat chaud et sec devraient boire davantage.
Un moyen simple de savoir si l’on s’hydrate suffisamment est d’observer la couleur de l’urine : elle devrait être incolore ou jaune pâle (sauf dans le cas de personnes ayant pris des suppléments de vitamine B, qui donnent temporairement à l’urine une couleur jaune vif).
Les experts de la clinique Mayo recommandent aux personnes à risque, ou ayant déjà eu des calculs, de boire un verre de limonade maison chaque jour2. Le citron augmente la quantité de citrate (une substance qui contribue à prévenir la formation de calculs) dans l’urine. Plusieurs études ont confirmé l’intérêt du jus d’orange, de tomate ou de citron, riches en citrate, pour prévenir la formation des calculs40.
Quelques études ont aussi montré que la réduction de la consommation de boissons sucrées (sodas) permettait, dans certains cas, de réduire le taux de colique néphrétique21.
Attention : il vaut mieux s’abstenir de boire du jus de pamplemousse. Deux études épidémiologiques12,13 ont lié la consommation quotidienne de 240 ml (1 tasse) de jus de pamplemousse à la formation récurrente de calculs rénaux. Aucun essai n’a toutefois permis de confirmer ces observations. Tant que le doute persiste à ce sujet, il est préférable de ne pas en consommer, de façon régulière du moins.

Alimentation
Réduire l’ingestion d’aliments riches en oxalate. Les personnes qui ont déjà eu des calculs à base d’oxalate de calcium devraient restreindre leur consommation d’aliments qui en contiennent beaucoup. Voici une liste des aliments les plus riches en oxalate9 : l’épinard, la rhubarbe, la betterave, la bette à carde, l’arachide, le chocolat, le thé, le germe de blé, le gombo (okra), la patate douce et la fève de soja (soya). Pour en savoir plus, s’informer auprès d’un diététicien. Maintenir un bon apport nutritionnel en calcium. L’ingestion d’aliments riches en calcium aurait un effet protecteur sur les calculs rénaux15-17. Il faut simplement veiller à respecter l’apport en calcium recommandé (voir notre fiche Calcium). S’informer auprès de son médecin ou consulter un diététicien au besoin. Pour savoir si vous consommez suffisamment de calcium, utilisez notre calculatrice interactive. Consommer des aliments riches en potassium. Le potassium réduit l’excrétion de calcium. Le meilleur moyen d’augmenter son apport en potassium est de manger beaucoup de fruits et de légumes qui, pour la plupart, en contiennent. Ceux qui en renferment le plus sont la pomme de terre (avec la peau), le cantaloup, l’avocat, le haricot de Lima et la banane. Manger suffisamment de fibres. Le son représente une riche source de fibres insolubles qui réduisent l’absorption du calcium dans l’intestin, donc le taux de calcium dans l’urine. Les personnes qui vivent des crises récurrentes de calculs rénaux et qui ne mangent pas suffisamment de fibres auraient peut-être avantage à en consommer plus. Cependant, les études menées à ce jour se contredisent à ce sujet.

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