
Le destin d’un mercato peut parfois se jouer sur des détails infimes. Gianluigi Donnarumma en est l’exemple parfait. Aujourd’hui titulaire depuis son arrivée dans les cages de Manchester City, l’Italien aurait pourtant pu porter le maillot du rival Manchester United. Une affaire de négociations salariales, de timing et de stratégie qui a changé le cours de sa carrière.
Après plus de 140 matchs disputés avec le PSG et un Euro 2021 remporté en héros, Donnarumma a tourné la page parisienne cet été. Le club de la capitale, qui lui a trouvé un successeur en Lucas Chevalier, avait donné son feu vert pour un départ. Deux pistes se sont rapidement dégagées : Manchester United et Manchester City.
Si les Red Devils étaient prêts à miser sur lui pour tourner la page André Onana, prêté à Trabzonspor, le dossier a rapidement calé. Selon “The Telegraph”, les discussions se sont enlisées sur la question salariale : Donnarumma réclamait près de 17,4 millions de livres par an (environ 330 000 livres par semaine). Un contrat de six ans aurait représenté plus de 130 millions de livres au total, un investissement jugé trop lourd pour des finances mancuniennes déjà fragiles.
De l’autre côté de Manchester, Pep Guardiola et ses dirigeants ont flairé la bonne affaire. Le départ d’Ederson a libéré une masse salariale conséquente, permettant aux Citizens d’accueillir le portier italien sans difficulté. Conquis par le discours du technicien catalan et séduit par la perspective de défendre les cages d’un candidat permanent à la Ligue des champions, Donnarumma a rapidement dit oui.
Le gardien de 25 ans n’a pas tardé à justifier ce choix. Déjà auteur de deux clean sheets en autant de rencontres, il s’impose comme une valeur sûre et fait l’unanimité dans un vestiaire habitué à l’exigence. Pour Guardiola, c’est un atout supplémentaire dans sa quête de reconquête après une saison sans trophée.
Manchester United, de son côté, rumine. Incapables de trouver un accord, les Red Devils ont laissé filer ce qui aurait pu être l’un des coups de l’été. City a saisi l’opportunité, renforçant encore un peu plus l’impression que les Citizens maîtrisent l’art du mercato pendant que leurs voisins continuent d’accumuler les regrets.
A.Amine
