La folie meurtrière de l’entité sioniste dans la bande de Ghaza ne semble pas s’arrêter, faisant dimanche au moins 74 martyrs, au lendemain du massacre ayant eu pour théâtre deux écoles qui hébergeaient des réfugiés et déplacés.

En effet, selon des sources médiatiques palestiniennes, dimanche dernier, une série de frappes aériennes menées par l’aviation de guerre sioniste a visé les régions du centre du nord de Ghaza, incluant le camp de réfugiés de Nusairat.
Les forces d’occupation ont également bombardé quatre mosquées dans le camp de Jabalia, portant le nombre total de mosquées ciblées à 190 depuis le début de l’agression sioniste le 7 octobre, dont 56 ont été entièrement détruites.
Le ministère palestinien de la Santé a annoncé dimanche que le nombre de personnes tuées s’élève à au moins 12 415, tandis que le nombre de blessés atteint environ 32 500 depuis le début de l’agression sioniste contre le peuple palestinien.
En plus du siège imposé aux hôpitaux, en particulier celui d’al-Chifa, l’armée sioniste a bombardé samedi l’école Tal Al-Zaatar dans la ville de Beit Lahia, ainsi que l’école Al-Fakhoura, affiliée à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés (UNRWA), dans le camp de réfugiés de Jabalia, au nord de la bande de Gaza.
Faisant référence à ces attaques, le Commissaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a déclaré avoir reçu “des photos et des vidéos horribles de dizaines de morts et de blessés dans une école de l’Unrwa où sont hébergées des milliers de personnes déplacées dans le nord de la bande de Ghaza”. Les Nations unies ont condamné ce bombardement, soulignant la nécessité de “mettre fin aux attaques contre les écoles et de ne pas cibler les enfants et les abris”, appelant à “un cessez-le-feu immédiat pour des raisons humanitaires”.
La directrice régionale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Adele Khodr, a décrit les scènes de meurtres et de destructions contre les écoles Al-Fakhoura et Tal Al-Zaatar à Ghaza “d’horribles et de déchirantes”.
De son côté, le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné dans les termes les plus fermes les massacres de masse successifs commis par les forces d’occupation contre des civils palestiniens dans la bande de Ghaza, “dont le plus récent a été le massacre odieux de l’école Al-Fakhoura, pleine de personnes déplacées de force”. Il a considéré qu’il s’agit d’une nouvelle preuve que la guerre déclarée par l’occupation sioniste contre les civils palestiniens “vise à vider toute la zone du nord de la bande de Ghaza de toute présence palestinienne”.
Les enfants, premières victimes de l’agression. Par ailleurs, plus d’un tiers des Palestiniens ayant perdu la vie dans la bande de Ghaza étaient des enfants. Actuellement, de nombreuses victimes demeurent ensevelies sous les décombres et des dizaines de milliers de personnes font face à une augmentation des déplacements, à la destruction de leurs biens et à une souffrance accrue.
Les enfants de Ghaza se trouvent actuellement privés d’accès à l’éducation en raison de la destruction des écoles par l’armée sioniste, parfois été transformées en abris temporaires pour les réfugiés.
Concernant la situation dans les hôpitaux, la ministre palestinienne de la Santé, Mai Al-Kaileh, a dénoncé un “massacre” contre le personnel de la santé et les patients hospitalisés à Ghaza, appelant les Nations unies, les organisations internationales de santé et la Croix-Rouge à faire pression sur l’occupation pour permettre le transfert des nouveau-nés et des patients de l’hôpital Al-Shifa vers les hôpitaux de la Cisjordanie occupée et l’Egypte.
Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont des experts ont passé une heure à l’intérieur de cet immense complexe hospitalier, elle a décrit l’hôpital comme une “zone de mort” où la situation est “désespérée”.
Selon un rapport du ministère palestinien de la Santé, 26 des 35 hôpitaux de Ghaza et 52 des 72 cliniques de soins de santé primaires ont cessé leurs activités en raison des dommages causés par les frappes aériennes sionistes ou en raison de pénuries de carburant. Kheireddine B./APS
