
Samedi 26 octobre, la Cinémathèque d’Alger a accueilli l’ouverture des activités de la manifestation culturelle «Panorama du film sahraoui» organisée sous le thème : « Cinéma pour la liberté ». Cet événement vient saluer et glorifier la lutte et la résistance du peuple sahraoui face à l’occupation marocaine.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur de la Cinémathèque, Adel Mekhalfia, a indiqué que cet événement, mis en place par le Centre algérien du cinéma (CAC), sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts, constitue une prise de position culturelle et un engagement moral envers les valeurs du septième art lorsqu’il se range du côté des opprimés et vise également à rendre hommage à la caméra qui a toujours marqué sa
présence à l’avant-garde pour immortaliser la vérité et donner la voix à ceux qui en sont privés. M. Mekhalfia a rappelé, par ailleurs, « les positions constantes de l’Algérie dans la défense des causes justes précisant que le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination s’inscrit dans un engagement national durable et constitue l’un des piliers de sa politique extérieure loin de toute considération conjoncturelle ».
Lors de l’ouverture, le public a découvert un documentaire poignant du réalisateur algérien Rabeh Slimani, retraçant avec réalisme le combat du peuple sahraoui pour son indépendance. Il revient également sur le mur de séparation érigé par l’occupation marocaine au début des années 1980 et suit de jeunes refugies sahraouis déterminés à raconter leurs vérité et tristesse dans un documentaire de fin d’études intitulé « Le Mur de la honte».
La manifestation a pris fin hier avec des ateliers de formation portant sur les expériences cinématographiques liées aux mouvements de libération, notamment celle de l’Ecole du cinéma sahraoui, en plus de la projection de deux films : « La femme sahraouie » et « Le droit de vivre ».
Abir Menasria
