
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, hier à Alger, une réunion du gouvernement marquée par l’examen de plusieurs dossiers stratégiques touchant aux secteurs de la santé publique, de la prévention sociale, et de la gestion du foncier agricole, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre.
Lors de cette réunion, et dans le prolongement des travaux du 22 octobre dernier, le gouvernement a poursuivi l’étude de deux projets de décrets exécutifs relatifs à la prévention et au dépistage de l’usage des stupéfiants et des substances psychotropes dans différents cadres sociaux et professionnels. Le premier texte fixe les conditions et modalités du dépistage au sein des établissements d’éducation, d’enseignement, et de formation, tandis que le second encadre les procédures de prévention lors des recrutements dans les secteurs public et privé.
Ces deux textes s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de prévention des stupéfiants et des substances psychotropes 2025-2029. Cette stratégie constitue l’un des piliers de la politique de santé publique et de sécurité nationale. L’objectif est clair : protéger la jeunesse, l’école, et les milieux professionnels contre un phénomène aux répercussions sociales et économiques profondes. Le gouvernement entend ainsi renforcer les mécanismes de détection précoce, tout en mettant en place un dispositif d’accompagnement éducatif et préventif fondé sur la sensibilisation et le suivi médico-social.
Par ailleurs, l’Exécutif a entendu une communication sur la réorganisation de l’investissement privé dans le secteur de la santé. Les débats ont mis en lumière le rôle croissant du secteur privé, son encadrement par un cadre législatif incitatif, et son intégration dans la stratégie nationale de santé. Cette dynamique s’inscrit dans une logique de complémentarité entre les secteurs public et privé. Elle permettra d’élargir l’accès aux soins, de moderniser les infrastructures hospitalières, et d’améliorer la qualité des prestations médicales.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre l’accompagnement de l’investissement privé, notamment à travers la simplification des procédures administratives, la formation des ressources humaines, et l’adoption de partenariats public-privé innovants. L’objectif est de bâtir un système de santé national performant, capable de répondre aux besoins croissants de la population, et de s’adapter aux mutations technologiques mondiales.
Enfin, le gouvernement a examiné une communication relative à l’assainissement du foncier agricole appartenant au domaine privé de l’État. Cette opération, engagée conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, vise à régulariser la situation juridique des terres agricoles, à faciliter leur exploitation, et à optimiser leur contribution à la sécurité alimentaire nationale.
Pour ce faire, des commissions spécialisées ont été installées au niveau des wilayas et des daïras afin d’assurer une gestion rigoureuse et transparente des dossiers, de récupérer les terres inexploitées, et d’accélérer les procédures administratives. Cette réforme s’inscrit dans une vision plus large de valorisation du potentiel agricole national, à travers une approche intégrée liant la réforme foncière, la modernisation de l’agriculture, et l’investissement productif. Cette réunion du gouvernement confirme la volonté de l’État d’avancer simultanément sur plusieurs fronts : protéger la société, renforcer la gouvernance économique, et assurer un développement durable fondé sur la transparence, la responsabilité, et l’efficacité institutionnelle.
G. Salah Eddine
