
Dans un contexte continental marqué par des recompositions géopolitiques rapides, des défis sécuritaires persistants et une pression croissante sur les ressources naturelles, l’Algérie s’impose plus que jamais comme un acteur de stabilité, de dialogue et de solidarité en Afrique, particulièrement envers les pays du Sahel.
Fidèle à une diplomatie fondée sur le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence et la coopération gagnant-gagnant, Alger consolide son rôle stratégique sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Un engagement constant envers les pays du Sahel
L’Algérie entretient historiquement des relations profondes avec les pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad. Ces relations reposent sur une compréhension fine des réalités locales et sur une conviction : la sécurité du Sahel est indissociable de celle de l’Algérie et, plus largement, du continent africain.
Face aux crises multidimensionnelles que traverse la région — insécurité, instabilité politique, pression climatique et défis socio-économiques — l’Algérie a toujours privilégié la voie du dialogue, de la médiation et de l’accompagnement. Cette approche, saluée par de nombreux partenaires africains, s’est illustrée récemment par le retour progressif à une dynamique de normalisation des relations avec le Niger, marquant une volonté partagée de dépasser les tensions conjoncturelles au profit de la coopération régionale.
Ce retour à la normale traduit le refus algérien des logiques de rupture et des solutions imposées de l’extérieur. Il réaffirme aussi la centralité du dialogue africain pour résoudre les crises africaines, une ligne diplomatique constante d’Alger depuis l’indépendance.
L’Algérie et l’Afrique : une vision stratégique assumée
Au-delà du Sahel, l’Algérie déploie une vision africaine globale, fondée sur l’intégration économique, la solidarité et le développement durable. Cette vision s’est exprimée avec force lors du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, tenu sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Ce thème, hautement stratégique, résonne particulièrement avec les priorités algériennes. Pays saharien confronté aux enjeux hydriques, l’Algérie a développé une expertise reconnue en matière de gestion de l’eau, de dessalement de l’eau de mer, de barrages et de transfert hydraulique. Cette expérience, Alger entend la mettre au service de l’Afrique dans un esprit de coopération Sud-Sud. L’eau, ressource vitale et facteur de stabilité, est désormais au cœur des enjeux de sécurité humaine. En soutenant ce thème au sommet de l’Union africaine, l’Algérie plaide pour une approche continentale intégrée, liant développement, paix et résilience climatique.
La ZLECAF : levier majeur de souveraineté économique africaine
Autre pilier de l’engagement algérien : la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Considérée comme l’un des projets les plus ambitieux de l’Afrique contemporaine, la ZLECAf vise à créer un vaste marché continental, réduire la dépendance extérieure et stimuler la transformation économique.
Sous l’impulsion du Président Tebboune, l’Algérie a accéléré son intégration dans ce cadre stratégique, en adaptant son cadre réglementaire, en encourageant les exportations hors hydrocarbures et en renforçant les liaisons logistiques vers l’Afrique subsaharienne. Les routes transsahariennes, les projets ferroviaires et les plateformes commerciales régionales s’inscrivent dans cette dynamique.
Pour Alger, la ZLECAf n’est pas qu’un accord commercial : elle est un instrument de souveraineté, de développement partagé et de rééquilibrage des échanges mondiaux au profit de l’Afrique.
Une diplomatie de principes, au service de l’efficacité
Ce qui distingue l’action algérienne sur la scène africaine, c’est la cohérence entre les principes et les actes. Sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie œuvre à « mettre l’action là où il faut », en privilégiant les dossiers concrets, les partenariats utiles et les initiatives qui produisent un impact réel sur les populations.
Qu’il s’agisse de médiation politique, de coopération sécuritaire, de soutien humanitaire ou d’intégration économique, Alger avance avec une diplomatie discrète mais active, respectée pour sa constance et sa crédibilité.
Un rôle appelé à se renforcer
À l’heure où l’Afrique cherche à affirmer sa voix dans un monde en recomposition, l’Algérie apparaît comme l’un des pôles de stabilité et de vision stratégique du continent. Son engagement au Sahel, son implication au sein de l’Union africaine, son soutien à la ZLECAf et sa contribution aux objectifs de l’Agenda 2063 traduisent une ambition claire : contribuer à une Afrique souveraine, intégrée et résiliente.
Dans cette trajectoire, l’Algérie ne se pose pas en donneuse de leçons, mais en partenaire solidaire, fidèle à son histoire et résolument tournée vers l’avenir africain.
Cette action africaine, constante et assumée, s’inscrit dans une continuité historique profonde. Depuis son indépendance, Algérie est connue comme « la Mecque des révolutionnaires », un symbole fort de sincérité politique et de défense des peuples opprimés. Alger est ainsi devenue, au fil des décennies, une terre d’asile et de soutien pour les mouvements anticoloniaux, de libération nationale et les forces progressistes du monde entier, faisant de la capitale algérienne un véritable carrefour international de la lutte contre l’impérialisme.
Aujourd’hui encore, cet héritage se prolonge dans une diplomatie africaine active, responsable et tournée vers la justice, la souveraineté et le développement partagé.
ALGER16