
Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a lancé un signal fort à l’ensemble des établissements opérant dans la fabrication, l’importation et la distribution de produits pharmaceutiques. Dans une note officielle publiée hier, il alerte sur les perturbations potentielles des chaînes d’approvisionnement internationales, liées aux tensions géopolitiques actuellement observées au Moyen-Orient.
Selon le ministère, l’escalade au Moyen-Orient pourrait avoir un impact sur la disponibilité des médicaments sur le marché national dans les semaines et mois à venir. Chaque entreprise est donc tenue de suivre avec rigueur ses stocks et approvisionnements, et de signaler, sans délai, toute difficulté pouvant compromettre l’exécution de ses programmes de fabrication ou d’importation, qu’il s’agisse de produits finis ou d’intrants essentiels. Les notifications doivent être adressées à approvisionnements@miph.gov.dz, conformément aux dispositions législatives en vigueur.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’article 162 de la loi n°25-17 du 14 décembre 2025 portant loi de finances pour 2026, modifiant l’article 61 de la loi n°22-24 du 25 décembre 2022. Les établissements sont ainsi légalement tenus de déclarer leurs stocks, via la plateforme numérique du ministère, et de garantir la disponibilité des produits conformément aux programmes approuvés, sous peine de sanctions.
Au-delà de la stricte obligation réglementaire, cette note reflète une approche stratégique visant à préserver la continuité sanitaire du pays. Dans un contexte où chaque comprimé devient presque stratégique, le suivi rigoureux des chaînes d’approvisionnement n’est pas une simple formalité administrative : il constitue une mesure essentielle pour anticiper les tensions extérieures et sécuriser l’accès aux médicaments pour l’ensemble de la population.
Le ministère a insisté sur l’importance du respect immédiat de ces directives, soulignant que vigilance et anticipation sont les clés pour protéger le système pharmaceutique algérien et garantir sa résilience face à des perturbations externes. L’engagement des établissements concernés sera déterminant pour que la sécurité sanitaire nationale reste intacte, malgré un contexte international incertain.
Les tensions géopolitiques et les chaînes d’approvisionnement fragiles, et soudain chaque comprimé devient presque stratégique. Le secteur pharmaceutique, lui, n’a pas le luxe d’attendre. Ici, l’anticipation n’est pas une option administrative. C’est simplement la différence entre continuité sanitaire… et complications inutiles. Les pharamcies devraient donc se conformer à cette note.
G. Salah Eddine
