
À l’approche de leur première édition prévue en mai 2026, les Golden Screen Awards Algeria dévoilent, en détail, leur règlement de sélection des lauréats. Entre vote d’experts et participation du public, l’événement ambitionne d’instaurer un système équilibré, transparent et en phase avec les standards internationaux.
Pensés comme une nouvelle vitrine de l’excellence audiovisuelle nationale, les Golden Screen Awards Algeria-2026 s’annoncent déjà comme un rendez-vous majeur pour les professionnels du secteur et les téléspectateurs.
À travers la publication officielle de leur règlement, les organisateurs détaillent un processus de sélection structuré en deux phases, combinant rigueur professionnelle et interaction avec le public. Ce système repose, avant tout, sur une première étape déterminante : le vote des professionnels. Un collège composé de 100 votants a été constitué, réunissant des profils variés issus de l’écosystème audiovisuel. On y retrouve des artistes, des journalistes, des enseignants, mais aussi des passionnés avertis du domaine, dans une volonté d’assurer une diversité de regards et d’expertises. Concrètement, chaque votant reçoit 25 listes correspondant aux 25 catégories en compétition, couvrant à la fois les prix individuels (interprétation, réalisation, animation…) et collectifs (meilleures séries, programmes, décors, bandes-son…). Pour chaque catégorie, le votant dispose de 10 points qu’il peut attribuer, soit à un seul candidat, soit répartir entre plusieurs nominés, selon son appréciation. Ce mode de notation permet d’obtenir une évaluation nuancée et détaillée des performances. Au terme du vote, chaque candidat peut cumuler jusqu’à 1000 points (10 points multipliés par 100 votants). Ce système vise à refléter, de manière fidèle, les tendances et préférences des professionnels du secteur. Les résultats de cette première phase permettetront, ensuite, d’établir un classement précis et de désigner les deux finalistes de chaque catégorie, à savoir les candidats arrivés en première et deuxième position. Ces derniers accèdent alors à la phase finale. Dans un souci de transparence et d’éthique, des garde-fous ont été intégrés au processus. Ainsi, tout votant impliqué directement dans une œuvre en compétition est automatiquement écarté du vote dans la catégorie concernée, afin d’éviter tout conflit d’intérêt. De plus, les organisateurs ont fait le choix de ne pas publier l’intégralité des listes des nominés sur les réseaux sociaux, limitant parfois la communication à une sélection partielle. Une démarche qui vise à préserver l’équilibre de la compétition et à éviter les influences prématurées. La seconde phase introduit une dimension participative avec le vote du public. Les internautes seront appelés à départager les deux finalistes de chaque catégorie, via une plateforme officielle dédiée. Ce mécanisme confère au public un rôle clé dans la désignation des lauréats, tout en maintenant un cadre structuré. Toutefois, le système prévoit une règle spécifique qui renforce l’équilibre entre les deux phases : le candidat classé deuxième lors du vote des professionnels ne pourra être sacré lauréat que s’il parvient à obtenir au moins 70% des voix du public. Ce seuil élevé vise à éviter des renversements de tendance trop faibles ou anecdotiques. Dans le cas contraire, c’est le candidat arrivé en tête lors de la première phase qui conserve son statut et remporte le prix. Ce principe permet de préserver le poids de l’expertise professionnelle, tout en laissant une véritable opportunité au public d’influencer les résultats. Le vote en ligne restera ouvert jusqu’au jour de la cérémonie, prévue en mai prochain, avec une clôture fixée à 12h00. Les résultats définitifs seront ensuite révélés lors d’une soirée qui s’annonce déjà comme un moment fort pour la scène audiovisuelle algérienne. Au-delà de l’aspect compétitif, les Golden Screen Awards Algeria-2026 ambitionnent également de mettre en lumière la richesse et la diversité des productions nationales, notamment celles diffusées durant le mois de Ramadan, période clé de la création télévisuelle en Algérie. En instaurant ce modèle hybride, les organisateurs affirment leur volonté de proposer un cadre crédible et évolutif, ouvert aux critiques et aux suggestions. Une manière de poser les bases d’un événement appelé à s’inscrire durablement dans le paysage culturel algérien et à accompagner le développement de l’industrie audiovisuelle locale.
Cheklat Meriem
