Ath Yenni (Tizi-Ouzou) : Une stèle pour célébrer l’héritage musical d’Idir

Samedi dernier, à Ath Lahcène, son village natal, situé dans la commune d’Ath Yenni (wilaya de Tizi-Ouzou), une stèle commémorative a été inaugurée en hommage à Idir, figure majeure de la chanson algérienne, à l’occasion du sixième anniversaire de sa disparition.
La cérémonie s’est tenue sur la place du village dans une atmosphère empreinte d’émotion et de recueillement. Elle a réuni habitants, autorités locales, élus, ainsi que plusieurs personnalités venues saluer la mémoire de l’artiste, symbole intemporel de la culture algérienne.
Né en 1949, à Ath Lahcène, Hamid Cheriet, connu sous le nom d’Idir, demeure l’une des voix les plus influentes de la scène musicale algérienne et amazighe. Décédé le 2 mai 2020, il laisse derrière lui un héritage artistique profondément ancré dans la mémoire collective, porté par des œuvres qui continuent de traverser les générations.
Diplômé en ingénierie géologique, il débute sa carrière musicale en 1976 avec le titre emblématique A Vava Inouva, qui connaît un retentissement international exceptionnel, traduit en une vingtaine de langues et diffusé dans plus de 70 pays. Cette chanson marque un tournant majeur, propulsant la culture amazighe sur la scène mondiale. Au fil de plus de quarante ans de carrière, Idir a construit une œuvre riche et cohérente, mêlant traditions orales, poésie populaire et arrangements modernes. De « Les chasseurs de lumière » à « Identités », en passant par « Deux rives, un rêve » ou encore « Ici et ailleurs », chaque album illustre une recherche constante d’équilibre entre enracinement et ouverture. Artiste profondément attaché à ses origines mais résolument tourné vers le monde, il a su faire dialoguer les cultures et inspirer de nombreux artistes internationaux, parmi lesquels Khaled, Manu Chao, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier ou encore Charles Aznavour. Après une longue absence de la scène nationale, il avait retrouvé son public en 2018 lors de deux concerts à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger, à l’occasion de Yennayer, événement marquant un retour salué avec émotion. Plus qu’une stèle, c’est une présence qui demeure. Idir ne repose pas seulement dans la mémoire d’un village, mais dans celle d’un pays entier qui continue de chanter ce qu’il a su faire entendre au monde : une identité qui ne s’efface pas.
Amira Benhizia

ALGER 16 DZ

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