
L’Algérie s’impose comme un partenaire central de l’Union européenne dans plusieurs domaines clés de coopération, en particulier l’énergie, a affirmé jeudi dernier à Alger l’ambassadeur de la Mission de l’UE en Algérie, Diego Mellado Pascua.
Lors d’une conférence de presse tenue au lendemain de la visite de la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, en Algérie, les 4 et 5 mai, le diplomate européen a insisté sur la solidité des relations entre Alger et Bruxelles, inscrites, selon lui, dans une logique de coopération « gagnant-gagnant ».
Il a souligné la nécessité d’approfondir les relations politiques et économiques entre les deux parties afin de transformer le partenariat existant en projets concrets, notamment dans le domaine des investissements.
La visite de Mme Šuica a ainsi constitué, selon lui, une étape importante dans la consolidation de cette dynamique, avec l’objectif d’identifier de nouveaux axes de coopération couvrant un large éventail de secteurs : énergie, environnement, transition énergétique, sécurité, mais aussi coopération universitaire.
Le diplomate a indiqué que cette mission européenne devait également servir à promouvoir les opportunités d’investissement en Algérie auprès des acteurs économiques européens, en mettant en avant les réformes engagées et les perspectives offertes par le climat des affaires.
Plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés, notamment l’énergie, les infrastructures, les transports et les énergies renouvelables, considérés comme des piliers d’une future intensification des échanges économiques.
Sur le plan énergétique, l’ambassadeur a particulièrement insisté sur le potentiel stratégique des énergies renouvelables en Algérie, évoquant notamment les perspectives offertes par le projet d’interconnexion énergétique entre l’Algérie et l’Europe, ainsi que le développement de l’exportation d’hydrogène vert dans le cadre du projet SoutH2 Corridor.
Selon lui, cette dynamique vise à renforcer la sécurité énergétique régionale tout en accompagnant la transition vers des sources d’énergie plus propres et durables.
Au-delà de l’énergie, la coopération scientifique et universitaire a également été mise en avant comme un axe structurant du partenariat. L’ambassadeur a insisté sur l’importance de développer les échanges académiques, les stages et les programmes de recherche entre l’Algérie et l’Union européenne.
Ces initiatives pourraient, à terme, favoriser la mobilité des étudiants algériens vers les universités européennes, mais également l’accueil d’étudiants européens en Algérie, contribuant ainsi à renforcer les liens humains et intellectuels entre les deux rives de la Méditerranée.
Dans un contexte de recomposition des équilibres énergétiques et économiques mondiaux, cette volonté de Bruxelles de consolider son partenariat avec Alger confirme le rôle stratégique croissant de l’Algérie dans la région euro-méditerranéenne.
G. Salah Eddine