
Le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, Omar Rekkache, a souligné, samedi dernier, en marge du Forum africain de l’investissement et du commerce organisé à Alger, la dynamique croissante de coopération entre l’Algérie et plusieurs pays africains, à travers des projets de partenariat et des accords économiques qui traduisent la volonté du pays de renforcer son ouverture sur le continent.
S’exprimant en présence du ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, ainsi que du ministre de la Jeunesse chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, M. Omar Rekkache a affirmé que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une orientation claire de l’Algérie vers le renforcement de sa coopération économique avec les pays africains.
Il a notamment évoqué la signature de plusieurs accords de coopération avec des pays comme le Tchad, le Zimbabwe, le Rwanda et le Niger, illustrant la volonté de l’Algérie de consolider sa présence économique sur le continent.
Le même responsable a également mis en avant les initiatives commerciales engagées ces dernières années, notamment l’organisation d’expositions économiques permanentes en Mauritanie, au Sénégal et dans d’autres pays africains, ainsi que l’ouverture d’agences bancaires algériennes dans plusieurs villes du continent afin de faciliter les échanges et les investissements.
M. Omar Rekkache a, par ailleurs, salué le succès de la Foire commerciale intra-africaine organisée récemment en Algérie, estimant qu’elle a permis de mettre en valeur les opportunités d’investissement et de renforcer les relations entre opérateurs économiques africains. Selon lui, cette manifestation a abouti à la signature de nombreux contrats commerciaux et accords d’investissement, confirmant le rôle de l’Algérie comme espace stratégique pour les partenariats économiques en Afrique.
À cette occasion, il a appelé les investisseurs et hommes d’affaires présents au forum à profiter de cette rencontre pour développer des contacts directs avec les opérateurs algériens, explorer les opportunités de coopération et concrétiser de nouveaux projets de partenariat.
Le directeur général de l’AAPI a également rappelé l’importance de la rencontre organisée récemment par l’agence et ayant réuni, pour la première fois, 31 agences africaines de promotion de l’investissement. Cette initiative a permis, selon lui, d’encourager l’échange d’expertises et de renforcer la coordination continentale dans le domaine de la promotion économique.
Évoquant les potentialités africaines, Omar Rekkache a estimé que le continent dispose d’atouts considérables grâce à son marché de plus de 1,3 milliard d’habitants, à sa jeunesse et aux nombreuses opportunités offertes dans des secteurs stratégiques comme les énergies renouvelables, l’industrie et l’agriculture.
Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer l’intégration régionale, de développer les infrastructures et d’améliorer la connectivité logistique et financière entre les pays africains afin de valoriser pleinement ces potentialités.
Dans ce contexte, il a rappelé que la Zone de libre-échange continentale africaine constitue un levier stratégique majeur pour accélérer l’intégration économique du continent, favoriser les échanges intra-africains et faciliter la circulation des marchandises, des services et des investissements. L’intervenant a également souligné le rôle du Système panafricain de paiement et de règlement dans la modernisation des paiements intra-africains et la facilitation des transactions en monnaies locales.
Au-delà des chiffres, des accords et des annonces institutionnelles, cette dynamique traduit surtout une évolution plus profonde de la vision économique africaine. Longtemps fragmenté par des logiques nationales et des dépendances extérieures, le continent cherche désormais à construire ses propres circuits d’investissement, de production et d’échanges. Dans cette transformation, l’Algérie tente de s’imposer comme un acteur de liaison capable de connecter les marchés, les capitaux et les ambitions africaines.
Cheklat Meriem
