
La Coupe du monde 2026 commence déjà à se jouer… loin des pelouses. Depuis hier, la Fifa a commencé à recevoir les listes provisoires des sélections nationales engagées dans le tournoi, prévu du 11 juin au 19 juillet, aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une édition historique, la première à 48 équipes, qui élargit considérablement le champ des possibles… et des dilemmes pour les sélectionneurs.
Concrètement, chaque fédération doit dorénavant transmettre une liste préliminaire comprenant entre 35 et 55 joueurs, dont quatre gardiens obligatoires. Une étape administrative discrète mais stratégique : ces listes resteront internes à la Fifa et ne seront pas rendues publiques, laissant place à une gestion totalement verrouillée des effectifs en coulisses. Derrière ces chiffres, c’est déjà une première bataille qui s’engage. Convaincre, trancher, éliminer. Les sélectionneurs doivent composer avec un vivier élargi, mais aussi avec la pression d’un calendrier serré et d’une préparation de plus en plus scientifique.
La Fifa a fixé au 2 juin 2026 la publication officielle des listes définitives. Chaque sélection devra alors réduire son groupe à 23 à 26 joueurs maximum, avec au moins trois gardiens. Autrement dit, pour beaucoup de joueurs, la route vers le Mondial se jouera à quelques détails de forme, de régularité ou de profil tactique. Cependant, les joueurs composant la liste finale doivent être choisis parmi ces 35 à 55 joueurs.
L’instance mondiale encadre strictement les ajustements possibles. Les remplacements dans la liste finale ne seront autorisés qu’en cas de blessure grave ou de maladie et uniquement jusqu’à 24 heures avant le premier match de chaque équipe.
Les gardiens de but bénéficient toutefois d’un régime particulier : ils pourront être remplacés à tout moment durant la compétition en cas d’urgence médicale, une exception pensée pour préserver l’équilibre sportif sans fragiliser les équipes.
Derrière ces règles, la Fifa cherche un point d’équilibre clair : garantir la stabilité des effectifs tout en laissant une marge minimale face aux imprévus d’un tournoi aussi intense.
Petkovic a l’embarras du choix
L’édition 2026 marque un tournant structurel dans l’histoire du football mondial. Avec 48 équipes réparties sur trois pays hôtes, la compétition entre dans une nouvelle dimension, à la fois plus ouverte et plus imprévisible.
Les groupes seront plus nombreux, les dynamiques plus complexes et la gestion des effectifs encore plus cruciale. La profondeur de banc pourrait devenir un facteur aussi décisif que le onze de départ.
L’Algérie, de son côté, a hérité du groupe J avec l’Argentine, championne du monde en titre, l’Autriche et la Jordanie. Un groupe piégeux, où chaque point peut basculer une qualification et où la gestion du groupe élargi prendra une dimension presque chirurgicale.
Le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, devra d’abord trancher dans une pré-liste d’environ cinquante joueurs, avant de réduire ce noyau à 26 éléments pour la liste finale. Un exercice toujours délicat, surtout à ce niveau de la compétition où chaque choix peut devenir un débat national.
Dans les grandes lignes, la hiérarchie des postes devrait suivre une logique assez classique : trois gardiens, une ossature défensive articulée autour de quatre défenseurs centraux et quatre latéraux, un milieu de terrain d’environ huit joueurs et sept éléments offensifs pour varier les profils et les options tactiques.
Mais avec Petkovic, rien n’est jamais totalement figé à l’avance. Le technicien suisse-bosnien a souvent privilégié l’observation jusqu’au dernier moment, ajustant ses décisions en fonction de l’état de forme réel des joueurs. Il n’est donc pas exclu que la liste ne soit dévoilée qu’à la limite du délai imposé, une fois les derniers signaux physiques et compétitifs analysés.
G.Salah Eddine
