2e Conférence africaine des startups : un évènement-clé pour stimuler l’innovation et la croissance

Par Kheireddine B.

Des décideurs et responsables d’institutions en charge des startups en Afrique ont souligné, mardi dernier à Alger, l’importance de la Conférence africaine des startups dans le développement de l’innovation dans le continent à travers l’adoption de différentes résolutions à même d’améliorer l’environnement de ce secteur.


En effet, intervenant lors des débats de la 2e édition de la Conférence africaine des startups au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (CIC, Alger), du 5 au 7 du mois en cours, Mourad Ahmia, secrétaire exécutif du Groupe des 77 aux Nations unies à New York, a souligné dans son discours que cet événement démontre le rôle moteur de l’Algérie dans la promotion de la coopération et de la solidarité Sud-Sud.
M. Ahmia a indiqué que la Déclaration d’Alger sur le développement des startups en Afrique, adoptée lors du 36e sommet de l’Union africaine (UA), devrait renforcer la coopération panafricaine dans le domaine des startups, s’alignant ainsi sur les objectifs et principes de l’agenda de développement du Sud.
Évoquant le renforcement des capacités pour les pays en développement, M. Ahmia a rappelé que le Sommet du G77 à La Havane, en septembre dernier, a souligné le rôle crucial de la science, de la technologie et de l’innovation dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Il a également souligné l’importance d’aborder la question de la fuite des cerveaux lors de cette conférence, considérant cela comme une étape importante vers la mise en place de mécanismes efficaces de lutte contre ce phénomène. M. Ahmia a suggéré que les pays africains unissent leurs efforts pour créer une plateforme continentale coordonnant leurs actions en vue d’améliorer les conditions de vie, de travail et de mobilité des talents et startups africaines.
“A la veille du troisième sommet Sud du G-77 qui se tiendra à Kampala (Ouganda) du 21 au 23 janvier 2024, je suis convaincu que les résultats de cette conférence constitueront certainement une contribution majeure aux discussions sur les relations de coopération Sud-Sud”, a-t-il conclu.
De son côté, le commissaire de l’Union africaine en charge de l’enseignement, des sciences, de la technologie et de l’innovation, Mohamed Belhocine, a rappelé l’importance de cette conférence, rappelant les résultats de la réunion ministérielle organisée lors du même événement l’année dernière. Il a mis en avant l’élaboration de la Déclaration d’Alger adoptée par le sommet de l’UA.
Selon M. Belhocine, ce texte “constitue un instrument visant à promouvoir le développement des startups dans un esprit de collaboration et de coopération panafricaine, ainsi qu’à coordonner et harmoniser les politiques nationales pour faciliter la mobilité et surtout assurer la pérennité des startups”.

L’UA veut créer un fonds pour les startups
M. Belhocine a évoqué, également, la question des sources de financement et son importance sur laquelle “nous essayons de travailler pour avoir un Fonds africain des startups, certainement avec l’aide des institutions financières internationales, notamment la Banque africaine de développement”.
De son coté, le directeur général adjoint de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), Yuko Yosunaga, a assuré que cette organisation accordait une égrande importance” aux startups et à leur rôle dynamique dans le développement durable, la création d’emplois et l’innovation.
“L’Onudi a l’expertise nécessaire pour accompagner et soutenir les gouvernements dans l’établissement de leurs politiques visant à développer les startups en Afrique et leur faciliter l’accès à de nouveaux marchés”, a-t-il assuré.
M. Yosunaga a mentionné, entre autres, le lancement de l’Alliance pour l’industrie 4.0 en Afrique, dont il est le représentant, exprimant sa conviction que “l’Afrique peut devenir une grande source d’innovation”.
Pour sa part, la ministre sud-africaine du Développement des petites entreprises, Stella Ndabeni-Abrahams, a exprimé sa gratitude envers les organisateurs d’avoir choisi son pays comme invité d’honneur de cette édition de la conférence, soulignant l’importance de cet événement. Elle a insisté, au cours de son discours, sur la nécessité d’améliorer la digitalisation et l’accès au financement, mettant en avant l’importance de créer un fonds africain dédié aux startups et de faciliter leur mobilité pour favoriser l’épanouissement de ces jeunes entreprises africaines.
Kh. B.

ALGER 16 DZ

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