
Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a réaffirmé, samedi dernier à Alger, lors de l’ouverture de la quatrième édition du Salon africain des affaires (SADA 2026), la volonté de l’Algérie de franchir un nouveau cap dans son intégration économique au sein du continent africain. Une ambition qui repose sur une stratégie plus structurée : développement de chaînes de valeur régionales, montée en puissance des échanges intra-africains et consolidation de partenariats économiques fondés sur des intérêts partagés.
Dans son allocution, le ministre a replacé cette dynamique dans le cadre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui fait de l’ancrage africain de l’Algérie un axe central de sa diplomatie économique. L’enjeu, selon cette vision, dépasse la simple augmentation des échanges commerciaux : il s’agit de contribuer à la structuration d’un marché africain intégré, capable de transformer les richesses du continent en valeur ajoutée locale et en emplois durables.
Dans cette logique, Kamel Rezig a insisté sur la nécessité d’accélérer la construction de chaînes de valeur africaines, capables de réduire la dépendance aux importations extra-continentales et de renforcer la souveraineté économique régionale. Il a également souligné le rôle stratégique du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations dans l’accompagnement des entreprises algériennes vers les marchés africains, notamment à travers des mécanismes de soutien à l’export et l’exploitation des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qu’il qualifie de levier structurant pour la transformation économique du continent. Au-delà du discours institutionnel, le Salon africain des affaires s’impose comme un espace d’intermédiation économique où se croisent politiques publiques, stratégies d’investissement et initiatives privées. Pour le ministre, ce type de rendez-vous joue un rôle déterminant dans la création de réseaux économiques africains plus denses, en facilitant la rencontre entre opérateurs, investisseurs et institutions. Il a, à ce titre, appelé les participants à dépasser la logique des échanges ponctuels pour s’inscrire dans une dynamique de partenariats durables, fondés sur le transfert de savoir-faire, le co-investissement et la complémentarité économique entre pays africains. Une approche qui vise à transformer les opportunités actuelles en projets structurants à long terme.
Une Plateforme africaine d’échanges
Cette quatrième édition du Salon africain des affaires (SADA 2026), qui se conclut ce soir à Alger, enregistre la participation de plus de 51 entreprises algériennes et d’opérateurs économiques venus de plusieurs pays africains, en présence de nombreux représentants diplomatiques du continent.
Le programme du Salon reflète cette ambition. Sur trois jours, il propose des panels de haut niveau consacrés à des thématiques clés telles que le commerce intra-africain, le financement du développement, la logistique, l’industrialisation locale, l’innovation et l’entrepreneuriat. Ces discussions doivent permettre d’identifier les principaux freins à l’intégration économique africaine, mais aussi les leviers concrets pour les dépasser.
En parallèle, des espaces d’exposition, des rencontres B2B et des plateformes de réseautage viennent compléter le dispositif, renforçant le rôle du SADA comme un véritable hub économique continental. L’objectif affiché est clair : faire émerger une nouvelle génération de partenariats africains, plus intégrés, plus équilibrés et davantage orientés vers la création de valeur sur le continent.
Le SADA 2026 confirme ainsi son positionnement comme un espace structurant de dialogue économique africain, où ambitions politiques et dynamiques d’affaires convergent vers une même trajectoire : celle d’un continent qui cherche à transformer ses complémentarités en véritables leviers de croissance partagée.
G. S. E.
