
Sept pays membres du groupe OPEP+, dont l’Algérie, ont décidé d’une hausse conjointe de la production pétrolière de 188.000 barils par jour à partir du mois de juillet prochain, selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures publié dimanche dernier. Cette décision a été prise lors d’une réunion des pays signataires de la Déclaration de coopération (DoC) de l’OPEP+, regroupant l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, le Sultanat d’Oman et la Russie, à laquelle l’Algérie a participé par visioconférence. À l’issue des travaux, les parties ont convenu d’une augmentation collective de la production de 188.000 barils par jour, dont la part de l’Algérie est estimée à environ 6.000 barils par jour. Les participants ont réaffirmé leur engagement à maintenir une coordination étroite et un suivi permanent de l’évolution du marché pétrolier international, avec la possibilité d’ajuster leurs décisions en fonction des conditions de l’offre et de la demande. Selon la même source, l’Algérie a également pris part à plusieurs réunions ministérielles tenues en visioconférence dans le cadre de l’OPEP et de la Déclaration de coopération OPEP+, dont la 193e réunion de la Conférence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Les discussions ont porté sur les activités du Secrétariat général de l’OPEP pour l’année en cours, ainsi que sur ses perspectives pour l’année à venir, en plus des orientations stratégiques et des priorités à moyen et long terme de l’organisation. L’Algérie a également participé à la 66e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC), réunissant des pays membres et non membres de l’OPEP, chargée d’évaluer le respect des engagements de réduction volontaire de production pour les mois de mars et avril 2026. À cette occasion, les participants ont salué les efforts des pays concernés, soulignant l’importance du respect des engagements communs afin de préserver l’équilibre et la stabilité du marché pétrolier mondial. Enfin, la 41e réunion ministérielle OPEP et non-OPEP a permis de passer en revue la situation actuelle du marché, ainsi que ses perspectives à court et moyen terme. Les pays signataires ont réaffirmé leur volonté de poursuivre une coordination étroite pour soutenir durablement la stabilité du marché énergétique mondial. Ces ajustements mesurés illustrent la volonté des producteurs de maintenir un équilibre fragile, où chaque décision de production devient un levier stratégique au cœur des équilibres économiques internationaux.
Ab. M.
