
Depuis son indépendance, l’Algérie a bâti sa politique étrangère sur des principes constants : la solidarité avec les peuples, le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires internes et le soutien aux efforts de développement. Cette ligne diplomatique, profondément ancrée dans l’histoire du pays, continue aujourd’hui de guider l’action de l’État algérien sur le continent africain.
Sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cette approche a connu un nouvel élan, faisant de l’Algérie un acteur majeur de la coopération africaine fondée sur le partenariat gagnant-gagnant, la fraternité et la concrétisation des engagements pris envers les pays voisins et frères.
Les récents déplacements du Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, au Niger puis au Tchad, illustrent parfaitement cette vision. Ils traduisent la volonté constante de l’Algérie de transformer les promesses en réalisations concrètes, loin des discours et des déclarations d’intention.
Au Niger, l’inauguration de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne de Gorou Banda constitue un exemple emblématique de cette démarche. D’une capacité de 40 mégawatts, cette infrastructure énergétique a été réalisée à titre de don de l’Algérie au Niger conformément aux orientations du président de la République. Le projet a été achevé dans un délai particulièrement court, démontrant la capacité des entreprises algériennes à intervenir efficacement au service du développement africain.
Au-delà de l’ouvrage lui-même, cette réalisation porte une forte charge symbolique. Elle démontre qu’une coopération africaine fondée sur la confiance, le respect mutuel et la solidarité peut produire des résultats tangibles pour les populations. Les autorités nigériennes n’ont d’ailleurs pas caché leur satisfaction, soulignant que cette centrale contribuera au renforcement de la souveraineté énergétique du pays et reflète l’excellence des relations entre Alger et Niamey.
Cette réalisation a également été perçue comme la concrétisation d’un engagement politique pris au plus haut niveau. Plusieurs médias et observateurs ont relevé que l’Algérie avait livré un projet annoncé quelques mois auparavant, confirmant ainsi sa réputation de partenaire fiable qui honore ses engagements et privilégie l’action sur le terrain aux simples déclarations.
La dimension humaine du projet n’est pas moins importante. En plus de l’infrastructure énergétique, l’Algérie a accompagné son initiative par des actions de transfert de savoir-faire et de formation au profit des cadres et techniciens nigériens. Une approche qui s’inscrit dans la logique de développement durable défendue par Alger et qui vise à permettre aux pays partenaires de renforcer leurs propres capacités nationales.
Quelques jours seulement après cette inauguration au Niger, le Premier ministre s’est rendu au Tchad où il a été chargé de représenter le président de la République dans le cadre d’une visite officielle destinée à approfondir davantage les relations bilatérales. Au programme figure, notamment, la pose de la première pierre d’une nouvelle centrale électrique de solidarité algéro-tchadienne de 40 mégawatts qui sera réalisée par Sonelgaz International dans le cadre d’un don algérien au profit du peuple tchadien.
Cette initiative confirme la continuité de la démarche algérienne en Afrique. L’objectif n’est pas de rechercher une influence politique ou de s’immiscer dans les choix souverains des États, mais d’apporter une contribution concrète au développement économique et social des pays frères. C’est précisément cette philosophie qui distingue l’approche algérienne depuis plusieurs décennies.
De la lutte pour la libération des peuples africains durant les années 1960 et 1970 jusqu’aux programmes actuels de coopération économique, l’Algérie a toujours considéré que la stabilité de son environnement régional passe par le développement partagé. Cette conviction demeure aujourd’hui au cœur de la doctrine diplomatique nationale.
Le président Abdelmadjid Tebboune l’a rappelé à plusieurs reprises : les défis auxquels est confronté le continent ne peuvent être relevés que par davantage de coopération, de solidarité et d’intégration économique. C’est dans cet esprit qu’a été créée l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement et qu’a été annoncée l’allocation d’un milliard de dollars destiné au financement de projets de développement dans les pays africains.
Cette vision s’inscrit également dans la promotion de la coopération Sud-Sud, devenue un axe stratégique de la politique extérieure algérienne. Les projets énergétiques, les infrastructures, la formation, l’enseignement supérieur, la santé et les échanges économiques constituent aujourd’hui les principaux piliers de cette dynamique.
Dans le voisinage sahélien en particulier, l’Algérie privilégie le dialogue, l’accompagnement économique et le respect absolu de la souveraineté des États. Cette position lui vaut une crédibilité particulière auprès de nombreux partenaires africains qui voient en Alger un interlocuteur fiable, respectueux et attaché à des relations équilibrées.
L’inauguration de la centrale de Gorou Banda au Niger et le lancement d’un projet similaire au Tchad témoignent de cette volonté de bâtir une Afrique de la solidarité concrète. Ils illustrent également la détermination des autorités algériennes à traduire les engagements politiques en réalisations visibles bénéficiant directement aux populations.
Dans un contexte international marqué par les rivalités d’influence et les logiques de puissance, l’Algérie continue ainsi de défendre une autre vision des relations internationales : celle du partenariat, de la fraternité et du respect mutuel.
Une vision fidèle à l’héritage de la Révolution algérienne, mais également adaptée aux défis du XXIe siècle. Une vision qui repose sur une conviction simple : la prospérité de l’Afrique passe par l’unité de ses peuples, la solidarité entre ses nations et le respect de la parole donnée.
Et c’est précisément sur ce terrain que l’Algérie entend continuer à faire la différence.
Alger 16
