
Lundi dernier à Alger, le ministre de l’Hydraulique, M. Lounes Bouzegza, a mis l’accent sur l’importance d’accélérer le rythme des projets d’irrigation et de barrages et de mettre en service au plus vite ceux qui sont presque achevés. Cette mesure permettra d’améliorer les performances et les services publics dans le domaine, selon un communiqué du ministère.
Lors d’une séance de travail dédiée à l’examen des programmes de l’Office national de l’irrigation et du drainage (ONID) et de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), accompagné des directeurs généraux et des hauts fonctionnaires des deux institutions, ainsi que des cadres supérieurs du ministère, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’agrandir le champ d’application des projets, de simplifier leur portefeuille et de suivre de près toutes les opérations enregistrées. Il a insisté sur la nécessité de veiller à ce que les projets en cours soient menés à terme conformément aux normes techniques approuvées et dans les délais impartis. Il a également donné pour instruction de mettre en service au plus vite les projets presque achevés afin d’améliorer les performances, de renforcer les services publics dans le secteur de l’irrigation et de maximiser les retombées des investissements réalisés pour les citoyens et le développement économique. Il a aussi insisté sur l’importance d’agrandir les zones irriguées, étant donné leur rôle crucial dans le développement de l’agriculture et le renforcement de la sécurité alimentaire. Il a insisté également sur l’importance de suivre les directives du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, concernant l’utilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation, tout en renforçant la coordination et les efforts conjoints avec le secteur agricole afin d’atteindre les objectifs fixés. À cette occasion, le directeur général de l’Office national de l’irrigation et du drainage a présenté un rapport détaillé sur l’état d’avancement des programmes et projets de développement relevant de la compétence de l’institution.
Ce rapport passe en revue 39 projets, dont 14 études, 15 phases de mise en œuvre et 10 projets de réhabilitation et de modernisation. A cet égard, le DG a aussi dressé un bilan de l’état d’avancement global du programme de développement. Sur les 23 projets en cours, sept ont atteint un taux d’avancement de 80 % ou plus, des procédures d’appel d’offres ont été lancées pour 12 projets, trois projets sont achevés et un projet a été enregistré et sera lancé ultérieurement. Pour sa part, le directeur général de l’ANBT a donné un aperçu du programme de développement de l’agence. Il a expliqué que celle-ci supervise 163 projets financés par le budget de l’État dans le cadre de licences d’engagement, ainsi que trois projets financés par des prêts du Fonds national d’investissement (FNI), répartis entre plusieurs programmes et projets stratégiques.
En ce qui concerne les études, le directeur général a fait savoir que 7 opérations sont en cours de réalisation, tandis que 37 études ont été complétées. Parmi celles-ci, 29 concernent la construction de nouveaux barrages, sept des projets de transfert d’eau et une la protection du barrage de Beni Haroun. Ce même responsable a révélé que plusieurs grands projets d’infrastructures sont à un stade avancé de leur réalisation et sur le point d’être livrés, tels que les barrages de Souk Tleta et de Sidi Khelifa dans la wilaya de Tizi Ouzou, le barrage de Boukhroufa dans la wilaya d’El Tarf, le barrage de Lazreg dans la wilaya de Khenchela et le barrage de Bouhadid dans la wilaya d’Annaba.
Ces projets renforceront la capacité de mobilisation des ressources en eau et contribueront à la sécurité hydrique au niveau national. Il a également été noté que le parc national de barrages comprend actuellement 82 barrages en exploitation, d’une capacité de stockage totale estimée à environ 8,63 milliards de mètres cubes, en plus d’un important système de transfert d’eau s’étendant sur une distance totale de plus de 1 473 kilomètres.
Abir Menasria
