
Le ministre de la Communication, Zouheir Bouamama, a lancé hier, au siège de son ministère à Alger, une journée de sensibilisation et de formation destinée aux professionnels des médias. Organisé en étroite collaboration avec le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, cet événement, intitulé « Médias nationaux : partenaires actifs de la sensibilisation à l’énergie », s’est concentré sur les défis liés à la consommation électrique durant la saison estivale 2026. Dans son discours d’ouverture, le ministre a mis en avant le rôle stratégique de la presse dans la promotion d’une utilisation rationnelle de l’électricité. Il a invité l’ensemble des supports médiatiques à s’impliquer activement dans la campagne nationale pour une consommation efficace et responsable d’électricité et de gaz pendant la période de pointe estivale, caractérisée par une forte tension sur le réseau.
M. Bouamama a insisté sur le fait que la spécialisation des journalistes est désormais essentielle pour diffuser une information de qualité et accompagner les mutations de la société. Dans cette optique, la formation continue dans le secteur de l’énergie devient cruciale. Cette journée d’étude s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des efforts du gouvernement pour doter les professionnels des médias des concepts techniques requis et d’une parfaite maîtrise de la terminologie sectorielle.
« Les médias jouent un rôle essentiel pour passer de la simple sensibilisation à l’action concrète contre le gaspillage énergétique, en garantissant aux consommateurs un accès facile et continu à l’information», a souligné le ministre. Il a également rappelé que la préservation des ressources énergétiques requiert l’implication de toutes les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile. Chiffres à l’appui, il a mis en perspective l’urgence de la situation : alors que la consommation moyenne nationale s’établit autour de 10 000 mégawatts, la demande grimpe en flèche durant la période de pointe (de juin à septembre) pour atteindre un pic critique de 21 000 mégawatts. Face à cette augmentation constante constatée entre 2024 et 2025, la rationalisation de la consommation devient une priorité absolue. Pour traduire ces orientations stratégiques en actions concrètes, la journée d’étude a mis l’accent sur une série d’éco-gestes simples, capables de réduire immédiatement la pression sur le réseau électrique. Les experts ont d’abord ciblé la gestion thermique et les veilles inutiles, recommandant de privilégier la ventilation naturelle et de ne pas laisser les fenêtres ouvertes lorsque la climatisation est en marche. De plus, le simple réflexe de débrancher les appareils électriques et électroniques plutôt que de les laisser en veille, combiné à l’activation systématique du mode «économie d’énergie » sur les ordinateurs et écrans de bureau, représente un gisement d’économies substantiel pour les foyers et les administrations.
Le cœur de la maison, notamment la cuisine, a également fait l’objet de conseils pratiques visant à modifier durablement les habitudes quotidiennes des citoyens. Les intervenants ont ainsi rappelé l’importance de régler rigoureusement les appareils électroménagers très énergivores, à savoir 4 °C pour le réfrigérateur et -18 °C pour le congélateur. Enfin, un geste aussi élémentaire que couvrir les casseroles et les poêles pendant la cuisson permet non seulement de réduire le temps de préparation des repas, mais aussi de rationaliser la consommation de gaz et d’électricité, prouvant que la transition énergétique commence d’abord par des réflexes domestiques maîtrisés.
Notons que cette journée de sensibilisation a réuni de nombreux représentants des secteurs concernés, des experts en énergie, ainsi que des associations de protection des consommateurs.
Abir Menasria
